Récit de quelques péripéties pour la première grande élection de P-Lib, le tout jeune parti libertarien espagnol.
Par Antonio Ortega Catena

Le 20 Novembre 2011 ont eu lieu des élections générales en Espagne. Depuis l’existence de la démocratie en Espagne, tout parti politique était le bienvenu aux élections, sans considération particulière pour leur idéologie, leur taille ou leur situation financière. Mais cette fois, quelque chose a changé, le parlement national espagnol a adopté une nouvelle règle dans la loi électorale espagnole générale (LOREG), qui stipule que tout parti politique qui n’est pas actuellement représenté au parlement doit recueillir un appui de 0,1% de la population de chaque province. Cette exigence a rendu la situation plus difficile pour les petits partis politiques, comme c’est le cas par exemple à Madrid, où cela impose de collecter près de 5000 signatures de soutien dans des délais cours de 20 jours. De plus, les signatures ne devaient pas faire doublons, i.e. être spécifiques à chaque partie. Cette nouvelle donne est une mesure anti-démocratique qui limite finalement la liberté politique du peuple espagnol. Un État démocratique ne dispose pas du droit d’interdire la participation d’aucun parti politique. C’est ce que je pensais jusqu’à présent.

Le P-Lib a saisi la justice espagnole et quelques semaines plus tard, le juge a statué en faveur de P-Lib. Heureusement, le parti a remporté sa première bataille et le 20 Novembre, le peuple espagnol était en mesure de voter librement pour qui il voulait.
Bien que l’histoire se termine bien, cette expérience m’a appris une chose: le peuple espagnol ne doit pas rester à attendre que les choses se passent. Nous devons nous battre pour nos libertés chaque jour, chaque mois que l’année compte.
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Article publié avec l’aimable autorisation de Students for Liberty
Traduction : JATW pour Contrepoints.