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Sortir de l’irréalisme des plans d’emplois et de croissance

Le 29 avril se tenait le colloque Emploi-2017 à la Maison de la Chimie.

Par Bernard Zimmern.

emploiLe 29 avril 2014, alors que le gouvernement français demandait la confiance sur son plan autour du pacte de responsabilité, Emploi-2017 tenait à la Maison de la Chimie un colloque pour sortir des chimères sur l’emploi.

C’est à Bercy que s’analysent et se préparent les politiques économiques qui commandent l’emploi et que ce soit la gauche actuellement au pouvoir, ou la droite qui pourrait lui succéder en cas de dissolution, il est tragique de voir que leur inspirateur commun, Bercy, est loin des réalités et des seules solutions qui peuvent réussir. En un mot loin du fil directeur que devraient inspirer 30 ans d’échecs.

Et ce fil directeur est simple :

  • Ce ne sont pas les entreprises existantes qui peuvent créer des emplois, mais seulement celles qui se créeront, celles qui n’existent pas encore.
  • Il y a plein de créativité en France mais pas d’argent pour aider les créateurs sur le créneau critique compris entre 100.000 euros et 2 millions, la « vallée de la mort ».
  • Les seuls capables d’apporter ces capitaux efficacement sont les Business Angels investissant individuellement plus de 100.000 euros par projet. Ils sont 10 fois plus efficaces que les organismes d’État comme ANVAR, Oséo ou CDCE.
  • Mais il faut des incitations fiscales comme l’EIS britannique ou la Subchapter S américaine. L’Avantage Madelin ou l’ISF-PME ont créé de la défiscalisation, coûteuse pour le budget, avec des plafonds trop bas et sans contrôle a priori.

Le colloque s’est terminé avec des propositions dont l’essentiel est la création du statut de « jeune entreprise de croissance ». Mais également l’ouverture d’une liste de propositions à effets plus rapides, libérant la création de quelques millions d’emplois, sur le modèle de ce qu’a fait François Mitterrand en 1982, en libérant la radiotélévision du monopole étatique.


Sur le web.

Image de Bernard Zimmern

Bernard Zimmern

Bernard Zimmern est ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1949) et de l'ENA (promotion Albert Thomas 1955). Après 6 ans chez Renault, 10 ans comme directeur du département R&D de la CEGOS, il crée une société pour développer ses inventions de compresseurs rotatifs, émigre aux États-Unis en 1983 où il découvre le rôle capital des think-tanks dans la croissance et la défense de la Société Civile et, comme beaucoup d’entrepreneurs américains, investit une grande partie de la petite fortune qu’ont rapporté ses inventions pour créer en France en 1985 l’un des premiers think tank sans financement d’État, l’iFRAP, reconnue fondation d’utilité publique en 2009 et un institut de recherche en 2005, l’IRDEME, pour développer une discipline économique quasiment ignorée en France : la démographie des entreprises. En septembre 2012, il lance "Emploi 2017" un site de réflexion sur la création d'emplois. Il y propose une analyse des leviers politiques et fiscaux qui entravent ou favoriseraient l'Emploi.

Une réponse

  1. « le modèle de ce qu’a fait François Mitterrand en 1982, en libérant la radiotélévision du monopole étatique » en pourchassant toutes les radios non socialistes grâce à son ministre de la propaganda, le goebbelsien Fillioud.

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