Une surprise de taille le 14 décembre dernier sur Arte, au lieu du sempiternel documentaire édulcoré d’un François Mitterrand en « Dieu le père » se promenant avec son labrador préféré, les nuances roses ont été remplacées par le côté obscur de la force tranquille.
Le cinéaste documentariste William Karel à qui nous devons ce portrait à la Dark Vador, revisite l’icône politique des années 1980 sans langue de bois, sans artifice, la vérité toute crue jugée « hargneuse » par l’ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du Monde Arabe, Jack Lang qui se dit choqué par cette réalisation sur une chaîne qui a pourtant toute sa sympathie idéologique.
Ce documentaire arrive à point nommé après la victoire, par défaut plus que par conviction, des Républicains dans sept régions. En mettant en lumière les dessous de l’arrivée de Jean-Marie le Pen sur la scène médiatique, orchestrés par François Mitterrand et sa fameuse petite phrase « L’unité nationale, ce n’est pas l’uniformité, c’est le pluralisme des opinions, le choc des idées » qui fut le tremplin tant espéré par le leader du FN.
Nous sommes en 1982 et c’est une faveur que lui accorde le chef de l’État, préoccupé par le fait que le PS est repassé sous la barre des 50% aux cantonales. Craignant que la droite reprenne quelque vigueur, François Mitterrand voit la mise en lumière du Front National comme un petit caillou à exploiter afin de déstabiliser le RPR et l’UDF. « Pousser le Front National sur le devant de la scène pour rendre la droite inéligible, c’est une chance historique pour les socialistes ! » lit-on dans le livre d’ Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez La main droite de Dieu-Enquête sur François Mitterrand et l’extrême droite.
Toutefois un grain de sable s’est glissé dans les machiavéliques rouages mitterrandistes qui dérangeaient tant Roland Dumas. Ce Golem façonné patiemment par un maitre stratège n’est pas retourné à la poussière sa mission terminée, il s’est fortifié, structuré et a montré sa détermination à exister seul contre tous. Il s’est émancipé sur le terreau des difficultés quotidiennes des Français ballottés de gauche à droite depuis plus de 30 ans, au gré des désillusions et du désespoir ambiant.
Le Front National a dépassé dimanche dernier son record historique du premier tour de la présidentielle 2012, selon les résultats communiqués par le ministère de l’Intérieur.
Bruno Le Maire (LR) sur TF1, parle d’un grand coup de massue sur la tête, et décrit un vieux monde politique en train de mourir sous nos yeux.
Nous ne pouvons que lui emboîter le pas en parodiant Aimé Césaire, un système politique qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux et qui ruse avec ses principes, est un système moribond.
19 réponses
La sratégie de Miterrand a parfaitement fonctionné puisque 30 ans après le FN n’a toujours pratiquement pas de représentation politique même si 30 % des citoyens votent pour lui. Ceci est aussi dû à l’incompétence de la droite qui a fait une politique de gauche lorsqu’elle était aux manettes. Si la droite avait occupé le terrain en proposant des solutions différentes de celles des socialistes ,si ils avaient été plus patriotes et plus courageux le FN n’aurait pas la place qu’il a aujourd’hui. La droite n’a d’ailleurs toujours pas tirée les leçons de cette histoire. Les leaders actuels de droite et de gauche ne sont pas formatés pour se remettre en cause et cesser de dénier les réalités et agir avec courage dans l’intérêt national.Si ils ne changent pas les personnes le fossé va s’accroître.
Comment peut on admiré Mitterand ? Je me le demande vraiment. Bcp de gens ont des sérieux problèmes de mémoire, ils ont oubliés: l’échec des nationalisations, la corruption à grande échelle, les suicides étranges, les écoutes illicites, la culture aux ordres, le rôle de Mitterand dans la montée du FN, le contrôle de la presse par le pouvoir,……
Mitterand montre bien ce que sont les vrais valeurs de la gauche: rappelons nous de Vichy , du Rwanda, de la guerre d’Algérie,….
Mitterand était un collabo avec des tendances dictatoriales et n’hésitant pas à recourir à des méthodes « radicales ».
Mais le pire c’est le mépris qu’avait Mitterand pour l’économie tout cela, parce qu’il n’y comprenait rien à l’économe (et qu’il ne s’en cachait même pas). Mitterand est le plus grand responsable du désastre économique de France. Les problèmes de la France acutelle viennent de lui (et de sa politique désastrueuse) . Le déclin a commencé avec Giscard mais c’est accéléré avec Mitterand, le plus grand artisan du déclin francais. Mitterand est l’exemple du politicien méprisant ceux qui créent de la richesse en France (entrepreneurs,..). Il était coupé du monde de l’entreprise et de la réalité économique.
Aujourd’hui, on privilégie le romanesque du récit politique à l’implacable réalité des bilans de Mitterand.
Le pire s’est que Mitterand n’avait même pas de convictions de gauche, il s’est servi de la gauche pour servir ses intérêts (arriver au pouvoir) tout comme la gauche s’est servi de lui. Mitterand était un mégalo, cynique, arriviste, profondément manipulateur et calculateur. Je lui reconnais volontiers un génie stratégique mais il a exercé au détriment de la France. C’était un politicien de génie mais un piètre homme d’état qui a mené une politique désastreuse. Politiquement, il excellait dans son art (la politique) mais pour ce qui est de gérer un pays, il était profondément incompétent.
Le journal belge « La Libre Belgique » de ce jour en rajoute une couche dans le processus de sanctification de Mère Theresa, euh pardon, de François Mitterrand, par une interview commune du président du parti socialiste wallon Elio di Rupo et de Mazarine Pingeot. Si l’on peut comprendre que ladite Margarine porte son père aux nues, il est tout de même atterrant de lire que Mitterrand est vénéré par di Rupo, ancien premier ministricule belge, parce « le plus important dans son parcours, c’est qu’il (Mitterrand) plaçait la politique au dessus de l’économie »(…) « c’est l’essentiel, le refus du diktat économique ». Bon, refuser la réalité, ce n’est pas un symptôme de la schizophrénie, ça ? Nier la réalité, c’est donc cela, être un homme d’Etat pour les socialistes ?
Je lis Lalibre. Franchement, je suis d’accord à vous. C’est du grand n’importe quoi. S’ils interrogeaient deux personnes, pourquoi ne pas interrogé un partisan de Mitterand et un opposant de Mitterand ou un partisan de Mitterand et quelqu’un de neutre ? C’est vraiment du grand n’importe quoi d’interroger deux partisans de Mitterand.
La complaisance de LaLibre est d’autant plus étonnante que c’est un journal belge mais ne m’étonnes pas plus que cela : la plupart des journalistes de La libre (comme du Soir ,d’ailleurs, l’autre journal « sérieux » francophone belge) sont clairement de gauche. Ce journal (comme les autres journaux belges francophones) a clairement un parti pris pour la gauche.
Quand à la presse francaise, ce n’est pas bcp mieux. Elle fait clairement de la propagande pro Mitterand. Je remarque qui ni Lalibre ni les autres journaux francais que j’ai lu n’ont mentionnés les différents scandales concernant Mitterand, pas plus qu’ils n’ont fait un bilan de la présidence Mitterand. Cela est d’autant plus étonnant venant des journaux francais « de droite ».
Une chose me fait bien rire c’est Di Rupo qui se revendique de l’héritage de Mitterand et du « mitterandisme ».
J’ai deux remarques à faire: pour ce qui est de l’héritage de Mitterand, je piges pas comment on peut oser le revendiquer car il n’est pas très glorieux (voir mon commentaire au dessus).
Pour ce qui est du « mitterandisme », ce terme ne veut rien dire. Mitterand était avant tout un opportuniste. Il n’est devenu de gauche que parce qu’il y en a eu l’opportunité. Pour le même coup, il aurait très bien pu faire une carrière à droite. Le « mitterandisme » s’était le courant des fidèles de Mitterand qui comme lui étaient surtout intéressés par leur carrière. Ils étaient fidèles à Mitterand car cela servait leur intérêt. Le mitterandisme a disparu en même que Mitterand. A partir du moment où il n’était plus au pouvoir, le mitterandisme a disparu. Alors, se revendiquer aujourd’hui du « mitterandisme » c’est absurde, cela ne veut strictement rien dire.
Oui, surtout que l’on pourrait ajouter au prétendu « mitterrandisme » le sabotage meurtrier du Rainbow Warrior.
Vous m’avez étrillé sur je ne sais plus quelle question, mais je sais aussi etre beau joueur. Sur Mitterrand, je partage totalement votre analyse. Lui au moins avait un certain panache. L’actuel est petit, terne et désespérant
« Vous m’avez étrillé sur je ne sais plus quelle question, mais je sais aussi etre beau joueur » vous êtes sûr que c’est moi ? Il y a plusieurs Jacques sur ce site. Ces dernières temps, j’ai dû faire bcp de choses. Donc, j’ai pas été très souvent sur ce site.
» Lui au moins avait un certain panache. L’actuel est petit, terne et désespérant » Je crois que vous comme la plupart des opposants d’Hollande sous estimez totalement celui ci et son machiavélisme. Certes, Hollande n’arrive pas à l’hauteur de Mitterand en terme de génie politique et stratégique mais il ne faut pas le sous estimer. La grande force d’Hollande c’est que la plupart des gens le sous estiment.
Totalement d’accord avec vous, Jacques.
Je rajouterais que la France sous Mitterand n’avait pas grand choses d’une démocratie (dans les démocraties, les gens gênant le président ne se font pas « suicidés », le pouvoir n’a pas la mainmise totale sur la presse,…), c’était un doux mélange entre une dictature socialiste et de république bananière.
Ce qui m’horripile le plus, c’est de voir que sa fille cachée raconté son admiration de son père. Comment ose t elle s’exprimé en public, n’a t elle pas honte qu’elle et sa mère ont vécu pendant des années aux frais du contribuable francais ? Quand on vit pdt toutes ces années avec l’argent des autres (contribuable), on a au moins la décence de la fermer.
Je vois que la propagande idéalisant Mitterand marche plutôt bien: 58% des francais le considèrent aujourd’hui comme bon président mais ce sondage n’a aucune valeur. Ce qu a de la valeur c’est que quand il a quitté le pouvoir, sa côte de popularité était d’environ un tiers des Francais (le tiers qui se faisait arrosé par Mitterand avec l’argent des autres (contribuables)). Soit les deux tiers qui le considèrent comme mauvais président (ce qui est d’autant plus formidable que la presse était fortement biaisée avec un parti clairement pris en faveur de Mitterand. La presse faisait de la propagande pro Mitterand). Faire un sondage aujourd’hui n’a pas de sens car une partie de la population qui a vécu (et souffert) sous Mitterand est morte et ne peut donc plus s’exprimer. Une autre s’exprime alors qu’elle n’a jamais vécu les années Mitterand (ou bien les a vécu étant jeune). D’autre part, les gens ont tendance à idéaliser le passé et a oublié les malheurs, les problèmes du passé. Ils font la même chose avec les hommes politiques. C’est d’autant plus fort que la situation actuelle est mauvaise et que nos politiciens sont mauvais. Combien de fois n’ai je pas entendu dire des gens dire que c’était mieux avant, que nos politiciens étaient bien meilleurs dans le passé ? Je peux vous assurer (pour avoir vécu assez longtemps) que cela est strictement faux. Dans le passé, aussi, il y a eu des crises. Les gens étaient confrontés à divers problèmes. Les politiciens, dans le passé, étaient aussi incompétents et corrompus.
désolé pour les fautes.
« et de république » et une république
« c’est de voir que sa fille cachée raconté » c’est de voir sa fille cachée racontée
« n’a t elle pas honte qu’elle » n’a t elle pas honte alors qu’elle
Quand à la côte de popularité de Mitterand, à la fin de son « règne », c’était 31 ou 32 % si mes souvenirs sont exactes (je ne suis pas sûr, je dis cela de mémoire)
Mitterand était un vrai socialiste: généreux avec l’argent des autres (tout en oubliant pas de se servir au passage et de servir ses copains)
La table 83 du Fouquet’s était en permanence réservé par Mitterand quand il était président.
Je reconnais bien une chose à la gauche c’est sa capacité à (se) créer des idoles. Mitterand en est une. Et comme toutes les idoles de la gauche (Che Guevara , Allende,…), la légende n’a rien avoir avec la vérité du personnage. Ils ont cette faculté de transformer des ordures en héros et de réussir à faire que le citoyen lambda ne connaisse plus la vérité et qu’il croit en la réalité de la légende.
De manière plus générale, la gauche a une grande capacité de réécrire l’histoire (réécriture qui lui soit favorable).
J’ai décidé de démonter ici deux idoles de la gauche: le che et Allende.
Pour le che, celui ci était un tueur de sang froid responsable de la mort de milliers de personnes.
quelques livres à lire sur le che: , « La face cachée du Che » de Jacobo Machover, « La véritable histoire d’Ernesto Guevara » de Pierre Rigoulot ainsi que « Raul et Fidel : La tyrannie des frères ennemis », le livre de Jacobo Machover : « Cuba : l’aveuglement coupable : Les compagnons de la barbarie », « Cuba : mémoires d’un naufrage » de Jacobo Machover. http://www.histoire-en-questions.fr/personnages/che%20execution.html https://lavitrecassee.wordpress.com/2012/05/10/la-petite-histoire-du-che/ http://www.libreafrique.org/files/Alvaro%20Vargas%20Llosa%20-%20Che.pdf
quelques citations de Che Guevara: « The Negro is indolent and lazy, and spends his money on frivolities, whereas the European is forward-looking, organized and intelligent… The Negro has maintained his racial purity by his well known habit of avoiding baths. » « Mexicans are a band of illiterate Indians. »
« We’re going to do for blacks exactly what blacks did for the revolution. By which I mean: nothing. »
« Given the prevailing lack of discipline, it would have been impossible to use Congolese machine-gunners to defend the base from air attack: they did not know how to handle their weapons and did not want to learn. »
Pour Allende, lisez La face cachée d’Allende: antisémitisme et eugénisme de Victor Farias, un intellectuel juif qui a aussi écrit Heidegger et le nazisme. il est aussi l’auteur d’autres ouvrages :Les nazis au Chili et La gauche chilienne: 1969-1973. le point de départ de ce livre est le refus du gouvernement d’allende d’extrader l’ex SS-Standartenführer, Walther Rauff. le célèbre « chasseur de nazi », Simon Wiesenthal était convaincu que Salvador Allende, avait délibérément protégé le responsable nazi et il a demandé des années plus tard à son ami, Victor Farias d’enquêter. la thèse de doctarat défendu par alllende Hygiène mentale et délinquance montre à quel point il était raciste et eugéniste. en tant que Ministre de la Salubrité, il se charga de présenter le projet de Loi de stérilisation des aliénés applaudi par les racistes qui est quasiment la meme chose que la Loi sur la protection de la descendance contre les maladies héréditaires du régime nazi. le fondateur du Parti socialiste chilien, Mamaduke Grove, était régulièrement « payé » par le Ministère des Affaires Etrangères nazi et que les ministres socialistes du gouvernement du Front Populaire étaient également directement « soudoyés » par l’ambassade nazi de Santiago. En 1956, Allende était-il actionnaire et directeur général de l’une des plus grandes sociétés anonymes du Chili, la Société Pelegrino Cariola.
Ce n’était pas un démocrate ( il a gracié les militants du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (MIR) ainsi que d’autres membres de groupes d’extrême-gauche qui avaient été emprisonnés pour faits de terrorisme qui ont repris leur activité terroriste en toute impunité, rachet des actions de la Compagnie manufacturière de Papiers et de Cartons, entreprise clé car seule productrice de papier pour les journaux, fermeture de stations de radios de l’opposition, tentative de fermeture du journal El Mercurio, la nationalisation de la maison d’édition Zig-Zag, attaques contre les journaux d’opposition El Mercurio, La Segunda, Tribuna, Mañana, etc, interdiction faite aux chaînes de télévision de l’Université catholique, Canal 13 et Canal 4, et celle de l’Université du Chili, Canal 9, assassinats politiques (Edmundo Pérez Zujovic,….). le 26 mai 1973, la Cour suprême s’adressa à Allende pour dénoncer l’intromission de l’exécutif dans le judiciaire et pointer une rupture de l’ordre judiciaire ; Allende répondra le 12 juin en déclarant que le gouvernement ne pouvait faire appliquer les décisions de justice « de manière indiscriminée » et qu’il revenait à l’exécutif de juger de l’opportunité ou non de leur application ; le 25 juin, la Cour suprême répliquera en dénonçant l’arbitraire politique du gouvernement d’Unité populaire qui réduisait à néant les droits des justiciables. le 4 mai 1973, l’opposition au gouvernement d’Allende remporta les élections législatives avec 55,6% des suffrages (87 députés et 30 sénateurs) contre 44,1% pour l’Unité populaire (63 députés et 20 sénateurs) ; l’opposition rata de peu la majorité des deux tiers à la chambre (qui lui aurait permis de passer outre les vetos présidentiels) et au sénat (qui lui aurait permis de destituer le président) ; un rapport réalisé par des professeurs de la faculté de droit de l’Université catholique et présenté le 18 juillet fera état de fraudes électorales de la part du gouvernement. Ceux-ci attiraient l’attention sur le fait que 750.000 nouveaux électeurs avaient été inscrits depuis les élections municipales de 1971 alors qu’ils n’auraient dû être normalement que 500.000. Le rapport décrivait également les énormes disparités dans les augmentations de nouveaux électeurs selon les circonscriptions. Il signalait par ailleurs des cas de fraudes avérés à Santiago ou Coquimbo (carnets d’électeurs ne correspondant pas aux personnes ayant voté, centaines d’électeurs inscrits le dernier jour au même domicile, etc.) Le rapport concluait : « lors des élections parlementaires de mars a eu lieu une fraude électorale de grandes proportions, qui concerne entre 200.000 et 300.000 votes illégaux ». le 23 aout 1973, la Chambre des députés approuva, par 81 voix contre 47, un projet d’accord présenté la veille accusant le gouvernement d’Allende d’avoir violé la légalité, de viser à s’emparer de la totalité du pouvoir afin d’instaurer un système totalitaire, en opposition absolue avec la constitution chilienne ; dans cet accord, les parlementaires chiliens demandaient au président de la République, mais aussi aux forces armées et aux carabiniers de mettre fin aux agissements illégaux du gouvernement d’Unité populaire qui mettent en péril l’ordre constitutionnel et légal du pays.
Allende n’était un rien un modéré son but était une dictature du prolétariat, c’était un fervent marxiste. « Notre stratégie écarte de fait la voie électorale comme méthode pour atteindre notre objectif de prise du pouvoir. » « Nous affirmons que c’est un faux dilemme que de se poser la question si nous devons prendre la ‘voie électorale’ ou la ‘voie insurrectionnelle’. » (21e congrès général du Parti socialiste, Linares, 1965) « Le Parti socialiste, comme organisation marxiste-léniniste, pose la prise du pouvoir comme objectif stratégique à atteindre […] pour instaurer un État révolutionnaire […] » ; « La violence révolutionnaire est inévitable et légitime. […] Elle constitue l’unique chemin qui mène à la prise du pouvoir politique et économique, et à sa défense et renforcement » ; « « Seule la destruction de l’appareil bureaucratique et militaire de l’État bourgeois peut consolider la révolution socialiste » ; « Les formes pacifiques ou légales de lutte (revendicatrices, idéologiques, électorales, etc.) ne conduisent pas par elles-mêmes au pouvoir. Le Parti socialiste les considère comme des instruments limités d’action, intégrés au processus politique qui nous emmène à la lutte armée. » (22e congrès général du Parti socialiste, Chillán, 1967). en 1972, le sous-secrétaire général du parti socialiste, Adonis Sepúlveda Acuña rappelait que l’insurrection révolutionnaire restait bien l’objectif final des socialistes chiliens : « Notre stratégie met, de fait, de côté la voie électorale comme méthode pour atteindre notre objectif de prise du pouvoir. » « […] s’il s’agit de répondre à la question de savoir s’il est possible de conquérir le pouvoir par la voie électoral, c’est-à-dire l’instauration d’un gouvernement ouvrier qui exproprie les moyens de production de la bourgeoisie, pour organiser une société socialiste, sans aucun doute possible, aussi bien l’histoire du mouvement ouvrier que les principes marxistes indiquent clairement que cela n’est pas possible et qu’une politique de cet ordre ne sert seulement qu’à semer de fausses illusions auprès des travailleurs. » « Le parti a un objectif, et pour l’atteindre il devra employer les méthodes et les moyens que la lutte révolutionnaire rendra nécessaires. L’insurrection devra être déclenchée quand la direction du mouvement populaire sentira que le processus social qu’elle a elle-même lancé aura atteint sa maturité et qu’elle se prépare à être l’accoucheuse de la révolution. »
L’étude des chiffres macro-économiques illustrent l’ampleur du désastre économique provoqué par la gestion du gouvernement Allende : baisse du PIB qui se retrouve en 1973 pratiquement au même niveau que 1970 (-1,21% en 1972 et -5,57% en 1973) ; indice des salaires réels chutant de 45% durant la même période ; pouvoir d’achat chutant de 10% d’octobre 1970 à avril 1973 sur base des prix alimentaires ; investissement brut dégringolant à 15% du PIB contre une moyenne de plus de 21% entre 1965 et 1970. Dans le même temps, les dépenses publiques passeront de 13% du PIB en 1970 à 53% en 1973 avec un déficit budgétaire sautant de 39% des recettes de l’État en 1970 à 115% en 1973 (de 2,7% du PIB en 1970 à 24,7% en 1973). De leur côté, les entreprises publiques cumuleront plus d’un milliard de dollars de pertes.
Les déséquilibres économiques provoqueront l’explosion des importations qui s’envoleront de 956 millions de dollars en 1970 à près de 1,5 milliard en 1973, alors que la valeur des exportations stagne (sauf en 1973, grâce à un boom du prix du cuivre sur les marchés internationaux). La balance commerciale excédentaire de 155,9 millions de dollars en 1970 devint déficitaire de 16,3 millions en 1971, 253,4 millions en 1972 et 138,3 millions en 1973. Parallèlement, la dette extérieure augmentera de 500 millions de dollars entre 1970 et 1973. Le tout encadré par de rigides barrières douanières qui interdisaient l’entrée de pas moins de 300 produits au Chili et des tarifs douaniers pouvant grimper jusqu’à 750%, avec une moyenne de 105% en 1973. De même, on comptera pas moins de 15 taux de change différents, avec un ratio entre le plus bas et le plus élevé excédant les 8.000% !
Plus dramatique encore : le déchaînement de l’inflation et l’établissement d’un plafonnement des prix qui, au lieu de juguler l’augmentation des prix, créera des ruptures dans l’approvisionnement et conduira à l’hyperinflation. De 28% en 1971 à 606% en septembre 1973. Avec une monnaie chilienne qui sera dévaluée de près de 1.000% face au dollar. Cette situation laissera les commerces désapprovisionnés et donnera naissance aux interminables queues devant les magasins, typiques de tout pays socialiste qui se respecte. La majorité des biens de première nécessité ne se trouvant plus qu’au marché noir. Le pays restera finalement sans réserves, ne serait-ce que pour importer les denrées les plus élémentaires. Le 6 septembre 1973, le gouvernement Allende annonçait que les réserves de farine ne pouvaient couvrir que quelques jours.
« L’expérience du docteur Allende a échoué parce que sa coalition d’Unité Populaire, dominée par les socialistes et les communistes, a tout fait pour installer au Chili un système socialiste radical auquel était farouchement opposée plus de la moitié de la population. Il avait été élu en 1970 avec seulement 36,3% des voix, à peine 39.000 votes de plus que son concurrent conservateur arrivé en deuxième place. Lors des élections législatives du début de cette année, l’Unité Populaire n’a seulement obtenu que 44%. Pourtant, en dépit d’un parlement dominé par l’opposition, souvent en méprisant les tribunaux et face au chaos économique et à une inflation qui faisait rage, le régime a continué de « réquisitionner » des entreprises, grandes et petites. Ces actions ont polarisé le Chili comme jamais auparavant, provoquant une opposition tous azimuts, non seulement de la part du riche ou d’une frange fasciste, mais bien de la classe moyenne qui représente la moitié de la population et qui se voyait affronter sa propre destruction. Si le docteur Allende avait progressé de manière plus réfléchie, s’il avait fait une pause pour consolider après la nationalisation des industries de base du Chili et posé des limites raisonnables à son programme socialiste, il aurait probablement terminé son mandat avec de grandes chances de succès. » new york times
La vérité est là, le chili était au bord de la guerre civile (manifestations, greves,….).Quelques mois avant la chute d’Allende, le sénateur communiste Volodia Teitelboim pronostiquait entre 500.000 et un million de morts en cas de guerre civile. l’armée a fait le coup d’état à cause de l’infiltration de mouvements d’extreme gauche dans l’armée.
Dans la vie, il faut assumer les conséquences de ces actes. le 4 mai 1973, l’opposition au gouvernement d’Allende a raté de peu la majorité des deux tiers à la chambre (qui lui aurait permis de passer outre les vetos présidentiels) et au sénat (qui lui aurait permis de destituer le président) car il y a eu des fraudes massives organisé par allende. si allende avait respecté le processus démocratique, il n’y aurait pas eu de coup d’état.
lisez « Pinochet, l’autre vérité » de Philippe Chesnay. la majorité des vctimes du régime de pinochet furent les chefs de la gauche, des gens qui avaient pour but de créer une dictature du prolétariat.
Lisez l’historien Pierre Vayssière spécialiste de l’amérique latine. notamment son livre « Le Chili d’Allende et de Pinochet dans la presse française : Passions politiques, informations et désinformation, 1970-2005″ qui montre l’opération de manipulation médiatique orchestré par la gauche francaise.
Jacques,
Effectivement une analyse intéressante de l’évolution politique du Chili.
Entre l’extrême gauche et l’extrême droite, il existe une voie médiane qui doit concilier les intérêts de tous les citoyens.
Il faut bannir tous les excès et créer les conditions d’un développement économique ou tout le monde y trouve son compte.
Il faut avant tout combattre le carriérisme politique qu’il soit et modifier notre organisation pour que les citoyens soient appelés à se prononcer sur tous les sujets qui impactes la vie de chacun. L’organisation confédérale de la Suisse me semblerait être pour la France un modèle à suivre.
…quels qu’ils soient… et qui impactent…
A Hochelaga, cette usine a-t-elle pu causer certaines de ces maladies? Y a-t-il d’autres cas? La sante publique ne le sait pas et ne veut pas le savoir. L’usine, fermee en 1988, n’est plus un danger depuis bientot 25 ans. Mais son heritage est toujours douloureux.
En France, historiquement, la parfaite maitrise de l’art de l’imposture est la meilleur stratégie pour accéder au pouvoir.
Par exemple, pour notre chef de guerre HOLLANDE vilipender le Front National et en même temps espérer que Marine sera présente au 2ème tour pour assurer sa propre élection…..vous savez le vieux réflexe républicain !
En somme, la technique du billard à 3 bandes.
…meilleure…
Un seul regret dans ma vie d avoir voter Miterrand en 1981 comme d autres jeunes qui se sont fait berner par Miterrand, et qui n’écoutaient pas leur parent leur racontant le parcours de ce personnage calculateur, politicard dans le plus mauvais sens du terme. Cela à plonger la France dans le marasme duquel elle ne s est pas relevé, peut que le coup de semonce Hollande lui donnera un dernier sursaut et la mettra a l abris des socialistes pour longtemps, espérons le sinon cela sera pour les générations suivantes si nous ne sommes pas devenus un pays sous-développé.