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facebook celular 1 by Esther Vargas (CC BY-SA 2.0)
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La concurrence est le meilleur moyen de prévenir la censure sur internet

C'est en protégeant la liberté d'expression qu'on encouragera le pluralisme des idées sur internet.

Par Alexandre Bernier.
Un article de l’Institut économique de Montréal

Les grandes plateformes de médias sociaux telles que Facebook, YouTube et Twitter ont été accusées par la gauche et la droite de censurer certains contenus et certaines personnalités. Les politiciens s’étaient jusqu’à récemment abstenus de légiférer en ce domaine, mais cela a récemment changé avec l’introduction au Congrès américain du Ending Support for Internet Censorship Act.

Ce projet de loi répond spécifiquement aux allégations de partialité en ligne en imposant un régime réglementaire plutôt strict et agressif. Cependant, comme le soutient Diane Katz, chercheuse principale à Heritage Foundation, l’adoption d’une telle loi serait contre-productive. Voici ses trois principaux arguments :

  1. En décrétant un contrôle gouvernemental du contenu en ligne, la loi risquerait de renforcer la censure au lieu de la prévenir.
  2. Le contrôle éditorial – y compris le droit d’exclure du contenu – est la prérogative de plateformes privées et ne devrait pas être réglementé par le gouvernement.
  3. Il est préférable de lutter contre la partialité en ligne en responsabilisant les consommateurs, en stimulant la concurrence par la déréglementation et en encourageant l’innovation par la promotion de la libre entreprise.

Liberté et concurrence

Pour moi, l’enjeu est simple : une entreprise devrait conserver le plein contrôle du contenu qu’elle souhaite diffuser ou non sur sa propre plateforme. La liberté d’expression s’applique dans les espaces publics, certes, mais les sites web privés ne sont pas des espaces publics. Si les utilisateurs ne sont pas satisfaits d’un service offert, ils sont libres d’aller chez un concurrent.

Ceci étant dit, l’objectif devrait être d’avoir une pluralité de points de vue en ligne, alors comment les gouvernements peuvent-ils en faire la promotion ? En protégeant la liberté sur internet, d’abord et avant tout. Un internet fortement réglementé cimenterait le marché des médias sociaux et rendrait plus difficile l’arrivée de nouveaux joueurs pouvant rivaliser avec les plateformes existantes, ce qui limiterait les options offertes aux consommateurs.

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Institut Économique de Montréal

L’Institut économique de Montréal est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses publications, ses interventions et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché. Il n’accepte aucun financement gouvernemental.

2 réponses

  1. Le point de vue des gouvernants est qu’il faut qu’ils gardent la maîtrise de la communication. A partir de là, l’idée est de censurer avec de bonnes intentions affichées. Voir le « conseil de déontologie des journalistes » de Macron…
    Il ne faut se faire aucune illusion: le pluralisme, ils n’en veulent pas.

    1. Pour un journaliste de gauche le devoir suprême est de servir non pas la vérité mais la révolution Salvador Allende

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