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Echelles Mobiles-joli matin(CC BY-NC 2.0)
Echelles Mobiles-joli matin(CC BY-NC 2.0)
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Les années américaines 1980-2010 : infâmie ou miracle ?

Ces 30 années ont été les témoins du plus grand succès social de l’histoire de l’humanité.

Par Bernard Zimmern

Echelles Mobiles-joli matin(CC BY-NC 2.0)
Echelles Mobiles-joli matin(CC BY-NC 2.0)

 

Les années 1980-2010 figurent dans le panthéon des égalitaristes comme T. Piketty & Co. comme les années d’infâmie : après s’être stabilisées depuis la guerre, les inégalités ont commencé à s’accroître en 1980 et les riches n’ont cessé de devenir plus riches, mais également les pauvres de s’appauvrir.

Le patrimoine du 1% les plus riches s’est ainsi accru de 30% du patrimoine total en 1980 à 33% en 2010, tandis que le patrimoine des 10% les plus pauvres tombait de 3% à 2,5% du patrimoine total.

La conclusion n’est-elle pas évidente ? Les riches se sont enrichis aux dépens des pauvres.

La réalité est à l’opposé : au lieu d’être des années d’infâmie, ces 30 années ont été les témoins du plus grand succès social de l’histoire de l’humanité, la sortie de la misère d’une trentaine de millions d’immigrés grâce à la création d’emplois d’entrepreneurs qui, par la même occasion, sont devenus riches.

La montée des inégalités observée par les égalitaristes résulte de la méthode de calcul qui fait croître les indices d’inégalité sous l’effet de l’immigration et de la multiplication des entrepreneurs qui, en prenant des risques, ont créé en 30 ans 50 millions d’emplois supplémentaires.

D’un côté, l’accroissement de la population fait que le 1% des plus riches a crû de 2,6 millions à 3,7 millions de personnes et accru donc leur patrimoine sans même qu’ils s’enrichissent.

De l’autre, faire entrer 15 millions de Latino et Africains pauvres et sans éducation, a appauvri en apparence le décile le plus pauvre (30 millions de personnes) même si, pour ces 15 millions, c’était sortir de la misère.

C’est ce que montre la vidéo ci-dessous qui reprend une approche nouvelle des inégalités présentées au colloque de l’IRDEME : « L’imposture Piketty : les riches sont–ils le problème ou la solution ? »

L’histoire des années 1980 à 2010, vue à travers les lunettes des égalitaristes, est travestie.

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Bernard Zimmern

Bernard Zimmern est ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1949) et de l'ENA (promotion Albert Thomas 1955). Après 6 ans chez Renault, 10 ans comme directeur du département R&D de la CEGOS, il crée une société pour développer ses inventions de compresseurs rotatifs, émigre aux États-Unis en 1983 où il découvre le rôle capital des think-tanks dans la croissance et la défense de la Société Civile et, comme beaucoup d’entrepreneurs américains, investit une grande partie de la petite fortune qu’ont rapporté ses inventions pour créer en France en 1985 l’un des premiers think tank sans financement d’État, l’iFRAP, reconnue fondation d’utilité publique en 2009 et un institut de recherche en 2005, l’IRDEME, pour développer une discipline économique quasiment ignorée en France : la démographie des entreprises. En septembre 2012, il lance "Emploi 2017" un site de réflexion sur la création d'emplois. Il y propose une analyse des leviers politiques et fiscaux qui entravent ou favoriseraient l'Emploi.
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