France, Hollande, Grande-Bretagne, Grèce, le thermomètre des risques politiques passe au rouge vif en Europe. A vos abris, ca risque de tanguer.Â
Par Jean-Jacques Netter.
Article publié en collaboration avec l’Institut des Libertés. (Écrit avant le résultat des élections)

Marchés actions : le pacte de croissance de Mario Draghi n’est pas le pacte de relance keynésien de François hollande
En Europe l’indice PMI pour avril s’est inscrit à son plus bas depuis cinq mois à 47,4 pour avril.
En Allemagne, le PMI a baissé à 46,3 en avril contre 48, 4 en mars. C’est désormais le débat sur « l’austérité » qui a pris le dessus sur l’éclatement de la zone Euro. Les marchés ont été enchantés d’entendre le patron de la BCE parler de « croissance alors que la seule mission officielle de la BCE est la lutte contre l’inflation. Les plans d’ajustement budgétaires, doivent être complétés par des réformes structurelles permettant le croissance pour faciliter l’entrepreneuriat, l’établissement de nouvelles entreprises et la création »
Pays émergents : Jonatan Asante, le gérant du fonds First State Global Emerging Markets a réduit sa position sur les BRICS (Brésil Russie, Inde, Chine , Afrique du Sud). Parmi ses récents achats figurent CCU un brasseur chilien, Tiger Brands un distributeur sud africain et Unilever la société hollandaise qui réalise maintenant plus de 50% de son chiffre d’affaires à l’étranger.
Marchés obligations : le jugement des marchés sera rapide
Ce sont les marchés obligataires qui décideront assez vite, comme l’écrit The economist de cette semaine, si François Hollande doit être considéré comme un nouveau François Mitterrand ou comme un Gerhard Schröder à la française qui tout en étant de gauche, aura le courage de s’attaquer aux problèmes de compétitivité de la France et enrayer la spirale des dépenses publiques qui représentent déjà 56%du PIB. Pour sa part, David Roche de Independant Strategy à Londres recommande toujours dans sa dernière note, d’acheter des obligations irlandaises et portugaises.
Secteurs : Apple annonce des résultats record et une fiscalité très faible…
 Technologie : Très bons résultats d’Apple qui ont été salués par une hausse de 9,7% soit une hausse de la capitalisation boursière de 50Md$ le jour de l’annonce mercredi dernier. Le taux d’imposition de la société a été révélé par le New York Times, il s’établit à 9,8% ! ce qui ne devrait pas manquer d’animer le débat sur le taux d’imposition des sociétés mondiales. Netflix a publié ses résultats. Le ralentissement du rythme de souscripteurs a provoqué une baisse du cours de 15,5% à 87$.
Banques : les résultats trimestriels du Crédit Suisse ont été décevants avec une baisse des résultats de la banque d’investissement de 18% (contre -11% pour JP Morgan) et une baisse de -10% des résultats de la gestion. En France, le mot d’ordre tous candidats confondus semble être « les banques paieront ». Pour ce qui concerne la partition des banques entre activité de banque commerciale et activité de banque d’investissement, aucun plan crédible n’a été jusqu’à maintenant présenté.
Télécommunications : Alcatel Lucent a sorti des résultats trimestriels en apparence satisfaisants grâce à la cession de Genesis. En fait les résultats opérationnels ont déçu ce qui s’est traduit par une baisse du cours de 13%. Les résultats de Nokia ont également été mauvais. Les ventes de Lumia, le nouveau téléphone utilisant le nouvel OS de Microsoft, ne recontrant pas le succès escompté, Stephen Elop son président a annoncé une baisse de son prix de vente pour contenir la baisse de ses parts de marché. En revanche, ATT a annoncé des résultats meilleurs que prévus grâce à une hausse de ses marges, tout en ayant vendu moins de iPhone que le trimestre précédent.
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2 réponses
Risques politiques, le retour (sur les marchés). http://t.co/TPvjUsf4
#risquespolitiques
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