
Malgré le résultat négatif pour les indépendantistes, ce référendum est un signe fort vers les autres formes de régionalismes et de velléités indépendantistes à travers l’Europe. Le rôle de l’Union Européenne dans ce retour aux identités infra-nationales est indéniable. En fustigeant les nationalismes, elle a aussi encouragé les localismes à renaître et à se fortifier.
L’indépendance de l’Écosse aurait eu des effets économiques positifs probables, et cela indépendamment des programmes politiques des uns et des autres. Les économies d’échelle, la nécessaire remise à plat de l’État providence et le changement de relation entre l’Écosse et Westminster auraient pu aboutir à un ordre social beaucoup plus libéral que celui souhaité par ses propres thuriféraires. Gardons à l’esprit que cette initiative promet de n’être que la première parmi de nombreuses autres à travers l’Europe, et même le monde, et que la sécession n’a de valeur qu’à condition de protéger et d’étendre la protection des droits individuels.