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Dépenses publiques en France
Dépenses publiques en France : où est la baisse ?
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57% de dépenses publiques en 2013 ?

Selon la Commission européenne, le poids des dépenses publiques françaises devrait continuer à augmenter pour atteindre le niveau historique de 57,0 % en 2013 et en 2014. En outre, le déficit public s’élèverait à 3,7 % du PIB en 2013 et à 3,9 % en 2014. De nouvelles hausses d’impôts devraient voir le jour pour passer sous le seuil de 3,0 %.

Selon la Commission européenne, le poids des dépenses publiques françaises devrait continuer à augmenter pour atteindre le niveau historique de 57,0% en 2013 et en 2014. En outre, le déficit public s’élèverait à 3,7% du PIB en 2013 et à 3,9% en 2014. De nouvelles hausses d’impôts devraient voir le jour pour passer sous le seuil de 3,0%.

Selon la Commission, le poids des dépenses publiques dans le PIB devrait continuer à augmenter pour atteindre 57,0% en 2013 et 2014, contre 56,7% prévus à l’automne 2012 (et 55,4% selon Bercy). Ce niveau serait historique :

À politique inchangée, Bruxelles estime le déficit de l’Hexagone à 3,7% du PIB en 2013 et à 3,9% en 2014. Loin d’atteindre le seuil des 3,0%, le déficit public s’en éloignerait même. Une source gouvernementale a contesté les calculs qu’il considère comme incomplets : « le déficit de 3,9% pour 2014 revient en réalité à 3,3% ».

Rappelons que la présentation d’un déficit en pourcentage de PIB est particulièrement trompeuse : le déficit de l’État est en réalité proche des 20,0% de ses recettes.

Bruxelles pourra accepter en juin prochain, lors de la prochaine étape de la nouvelle gouvernance européenne, de retarder d’un an le retour sous les 3,0%. Pour cela, Paris devra s’engager à documenter davantage ses réductions des dépenses et « poursuivre ses réformes » selon Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques. Le gouvernement français semble particulièrement attendu sur sa réforme des retraites.

François Hollande avait ouvert la voie samedi à une nouvelle hausse de la fiscalité, contraire aux engagements de stabilité fiscale de l’exécutif : « C’est d’abord par des économies et subsidiairement par des prélèvements supplémentaires que nous devrons atteindre nos objectifs ».


Source : Les Échos.

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Yann Henry

Après un diplôme de Statisticien et d’Actuaire à l’Institut de Statistique de l’Université Pierre et Marie Curie (Université Paris VI), il a d’abord exercé la fonction d’économiste, avant de se tourner vers l’actuariat et l’ingénierie financière. Il travaille actuellement dans la direction financière d’une grande banque française.

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