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bitcoin (Crédits Antana, licence Creative Commons)
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Bitcoin, la monnaie qui monte, qui monte

Après la carte de crédit Bitcoin lancée cet été, l'usage de la monnaie Bitcoin ne cese de progresser.

Après la carte de crédit Bitcoin lancée cet été, l’usage de la monnaie Bitcoin ne cesse de progresser.

Par Charles Sannat, directeur des études économiques d’Aucoffre.com

bitcoin (Crédits Antana, licence Creative Commons)Après la carte de crédit BitCoin lancée cet été par BitInstant, WordPress accepte désormais d’être payé avec la monnaie numérique décentralisée BitCoin. C’est une vraie révolution qui marque un refus net de la part de l’hébergeur de blogs de passer par les institutions financières et d’utiliser les devises courantes.

Sur la seule base du système Bitcoin, on peut construire des marchés financiers en toute liberté, sans qu’il y ait une institution financière qui chapeaute tout ça, déclare un informaticien de Google dans ce reportage.

Le système financier n’agissant que pour sa propre cause, des monnaies alternatives comme le Bitcoin ont le mérite de s’affranchir du système financier. La liberté que représente cette monnaie représente un avantage indéniable pour les entreprises.

En outre, les transactions en Bitcoins sont cryptées et directes, du coup les intervenants d’une relation commerciale peuvent rester anonymes. Les transactions échappent aux banques et aux Etats qui représentent tous deux un frein considérable aux transactions. D’ailleurs, les frais de transaction engrangés par  les instituts bancaires sont énormes, alors qu’avec le BitCoin ils n’existent pas). Cet avantage a un revers : cette monnaie peut servir la cause des trafics et des commerces illégaux.

Le seul reproche que l’on peut faire à cette monnaie libre ? Qu’elle ne soit pas adossée à une réserve d’or tangible ! Car la monnaie a beau être « neutre », elle s’échange sur les marchés contre des devises de référence.

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Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

13 réponses

  1. En quoi le fait d’être potentiellement utilisé pour le faire le « mal » (bien qu’un commerce ne soit pour moi jamais « mal », y compris le trafic d’arme ou de drogue puisque ce n’est que la mise en relation de gens qui veulent vendre avec des gens qui veulent acheter)
    Est-ce qu’un caillou est mal parce qu’on peut le lancer à la tête des gens ? 🙂

    1. Oh… Je pense qu’il doit bien y avoir quelaues traffics qui vous dérangenet tout de même…
      organes, esclaves, enfants…
      😉

      1. Autrement dit : certains commerces sont obligatoirement des complicités et recel de crimes (esclavage, vol d’organes, etc.).

        1. Je n’ai pas dit cela.
          Le fournisseur du moyen n’est pas coupable de l’usage qui en est fait.
          On peut cependant défendre un principe tout en acceptant le fait qu’il ait des défauts.

          1. Pourquoi le trafic d’organe est forcément criminel ?
            Est-il ridicule de préférer vendre un de ses reins que de mourir de faim ?
            Est-ce impactant sur ta liberté que quelqu’un vende un de ses reins pour se payer un iPad ?

          2. J’ai parlé de trafics, pas de commerces. Si vous voulez vendre un morceau de votre foie, allez-y. Mais si vous enlevez des gens dans la rue pour les revendre en morceaux, ça me pose un problème. Or, c’est plutôt à ça que je pensais, vu que le commerce ètant illégal, seuls les trafics peuvent perdurer.

      2. Organes, on peut discuter. Enfants et esclaves (y a t’il une difference, les enfants victimes de trafic ne sont ils pas des esclaves), je comprend pas comment vous pouvez ne pas voir qu’il y a par nature entrave au principe de non agression. Des lors c’est comme vendre un service de meurtre. On vend la liberte et/ou l’integrite des autres.

        1. Je vois pas ou le débat, le trafic c’est la définition d’un commerce illégal. Enfreindre la loi surtout en ce qui concerne l’intégrité physique des personne, c’est un crime, donc le trafic humain, qui consiste a mettre en place un commerce illégal portant atteinte a l’intégrité physique de personnes, oui c’est un crime.

          On pourrait défendre un commerce d’organe légal, mais il serait très limité, car on ne peut pas rémunérer un mort qui consent a donner ses organes, et a part un rein par personne (ce qui reste extrêmement dangereux) je vois pas tellement comment une personne consentante pourrait vendre d’autres organes. .

      3. le mot traffic est souvent associé à un commerce illégale. Un commerce peut être illégale et pourtant légitime. Par exemple, il est légitime de vouloir se procurer certaine drogue (pour son propre plaisir) ou bien une arme (pour se défendre) mais l’état interdisant ce commerce les qualifies de « traffic ». bien entendu il arrive que la loi soit légitime, par exemple en interdisant l’esclavage, l’initiation de la violence ou le vol (bien que l’état se permette de voler le peuple à travers l’impôt)

  2. Parce que l’euro ne sert pas aux trafics et commerces illégaux ? Tout ce qui a de la valeur peut servir à l’économie informelle.

    Je ne vois qu’un seul inconvénient, et l’auteur l’a souligné, c’est que cette monnaie ne soit pas adossée à quelque chose, comme l’or par exemple.

    1. Pas adossée, mais libre.
      Sa production dépend de la rentabilité du mining. Les capacités de mining rapportent peu et nécessitent une certaine consommation d’électricité. La production de BC sera déterminée par son cours et des capacités technologiques à en produire comme la puissance du processeur et consommation électrique.

      Ce qui est important n’est pas que ce soit adossé à quelque chose, mais que cela garde sa valeur.
      En URSS, alors qu’il y avait une hyperinflation, l’ancienne monnaie du tsar, non soutenue par l’autorité et non produite était très échangée et stable.

      La confiance en une monnaie fiduciaire n’est pas sa garantie juridique ou son imposition, mais qu’il n’y ait pas d’utilisation de la planche à billets.

      La confiance dans le BC vient de sa sécurité informatique, ce qui signifie qu’il y a tout de même un risque.

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