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Justin Trudeau (Crédits : Alex Guibord, licence CC BY 2.0)
Justin Trudeau (Crédits : Alex Guibord, licence CC BY 2.0)
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Canada : Justin Trudeau, la coquille vide

Justin Trudeau a dépensé 2,5 millions $ en 16 mois pour sonder les électeurs, soit plus que le gouvernement conservateur n’en a dépensé en 8 ans, et plus que n’importe quel autre gouvernement depuis 2000.

Par Nathalie Elgrably-Lévy, depuis le Canada.

Pour plusieurs, c’est le signe d’un gouvernement à l’écoute de sa population­­. Cela aurait été le cas s’il s’agissait de sondages occasionnels. Mais vu les montants dépensés, il s’agit clairement d’un besoin compulsif. Un besoin qui en dit long sur notre Premier ministre.

Narcissique

Les chefs d’État peuvent être regroupés­­ en deux catégories : les politiciens et les leaders. Un leader a une vision, il réfléchit à ce qu’il veut accomplir. Il est animé par des convictions et un ensemble de principes auxquels il reste fidèle. Et parce­­ qu’il transmet son message avec passion et intégrité intellectuelle, il inspire le respect de tous, même de ses détracteurs. Le poli­ticien, pour sa part, n’est mû que par un seul principe, celui de plaire à ses électeurs afin d’accéder au pouvoir et d’y rester.

L’obsession de Justin Trudeau pour les sondages confirme qu’il n’est qu’un politicien, peut-être même­­ le moins engagé de tous ceux que le Canada a connus. Ses discours insipides dans lesquels il abuse de formules creuses et du politiquement correct afin de ne jamais prendre position, et son penchant démesuré pour les selfies suggéraient déjà que notre Premier ministre n’est qu’une coquille vide.

Le fait que sur ses 223 promesses électorales, il n’en ait réalisé que 43, dont la plupart sont des mesures suscitant l’indifférence, confirme la première impression. Maintenant, on apprend sa dépendance quasi clinique­­ aux sondages. Voilà qui atteste­­ d’une personnalité narcissique et sans substance qui use des sondages comme unique boussole.

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Nathalie Elgrably-Lévy

Nathalie Elgrably-Lévy enseigne l'économie à HEC Montréal depuis 1992. Elle a également enseigné l’économie à l'Université de Montréal et à l'UQAM pendant plusieurs années. Elle est l'auteure de La face cachée des politiques publiques, publié en 2006 aux Éditions Logiques, ainsi que de l'adaptation pour le Québec du volume Microeconomics, 6e édition, de Pyndick et Rubinfeld. Nathalie Elgrably-Lévy est également chroniqueuse au Journal de Montréal et au Journal de Québec. Elle a œuvré une partie de l'année 2008 à titre d’économiste senior auprès de l’Institut Fraser. Elle est titulaire d'une maîtrise en sciences de la gestion de HEC Montréal, avec une spécialité en économie appliquée et une thèse sur le déficit budgétaire fédéral. Ses intérêts de recherche se concentrent sur l'évaluation des politiques publiques.

4 réponses

  1. Comme quoi une belle gueule ne suffit pas à faire un grand dirigeant ! à méditer par les Français

  2. Et Emmanuel Macron s’annonce encore pire que lui dans le même genre…

  3. C’est mal de consulter sa population ?
    Mais c’est vrais que l’argent du contribuable pourrait être mieux utilisé…

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