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speak no evil by Slimdandy
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Laisser les extrémistes s’exprimer pour mieux les contrer

Empêcher les personnes nuisibles de s'exprimer, c'est ne plus faire confiance à la liberté.

Par Tom Mullen, depuis les États-Unis.

Alors que le pays est encore ébranlé par des images choquantes des événements violents s’étant déroulés le week-end dernier à Charlottesville, CNN rapporte que le soi-disant Alt-Right prévoit neuf événements pour cette fin de semaine, y compris un « rassemblement de libre expression » à Boston. Évidemment, des contre-manifestations sont prévues, bien que la police locale envisage dans la plupart des cas de prendre des mesures pour tenir à distance les groupes antagonistes, et éviter ainsi des violences.

Il me semble évident que cette stratégie sera critiquée puisqu’elle donnera aux suprémacistes blancs, aux néo-nazis et à d’autres individus de la même trempe un espace sécurisé pour « cracher leur haine ». C’est exact, ce sera le cas… Et c’est précisément pour cela que c’est la bonne stratégie, et pour plusieurs raisons. C’est ainsi que cela aurait dû se passer à Charlottesville. Chaque personne impliquée aurait été à la fois plus libre et davantage en sécurité.

L’A.C.L.U a raison sur ce point

Un sage a dit un jour : « Le premier amendement n’est pas là pour que nous puissions parler de la météo. Nous l’avons pour que nous puissions dire des choses très controversées. » Aucune personne sensée ne pense que les avocats membres de l’A.C.L.U (NdT : A.C.L.U ou American Civil Liberties Union : union américaine pour les libertés civiles) ont une quelconque sympathie envers ce que les participants du rassemblement Unite the Right avaient à exprimer le week-end dernier. Mais ils ont reconnu combien il était important de défendre leur liberté de réunion et d’exercice de leurs droits, même pour tenir des propos que l’écrasante majorité des Américains estime offensants. Ainsi, l’A.C.L.U a sollicité le tribunal fédéral en vue d’obtenir la révocation locale de l’annulation de la manifestation.

La question pertinente n’est pas de savoir pourquoi les laisser parler, mais plutôt de savoir pourquoi ne pas les laisser le faire. La réponse à cette dernière question est la peur. Les personnes bien intentionnées craignent vraiment une éventuelle progression de ce groupe. Après tout, c’est déjà arrivé, non ? Et cela ne s’est pas produit dans un coin perdu de l’arrière pays du tiers-monde, mais dans l’une des premières nations industrielles. Il existe encore quelques rescapés de cette horreur.

Cela revient à savoir si les Américains sont prêts à se faire confiance, ou non. Les médias ont usé de tout leur savoir-faire audiovisuel pour dépeindre la marche du week-end dernier comme le gong d’un sombre mouvement politique qui pourrait balayer le pays. Sérieusement ? Est-ce que quelqu’un va croire que quelques centaines de losers ressemblant aux nazis du film Les Blues Brothers vont réussir à convaincre un pourcentage important d’Américains qu’ils ont raison ? « Le Juif utilise le Noir comme force contre vous. » C’est mot pour mot ce qu’ils disaient à Charlottesville. Nous avions pour habitude de ridiculiser ce genre de propos.

La moquerie, plutôt que la force

Parmi toutes les critiques auxquelles Trump a dû faire face à la suite de ses déclarations, il y a eu de surprenants moments de lucidité. C’est un fait que toutes les personnes présentes pour protester contre la suppression de la statue n’étaient pas des suprémacistes blancs ou des nazis.

Et c’est aussi vrai que tous les contre-manifestants n’étaient pas pacifiques. Il faut un peu se mentir à soi-même pour ne pas voir les Antifas saisir l’occasion de faire ce qu’ils font toujours – à savoir agresser les gens et attenter au droit de propriété – tout comme les nazis ont saisi l’occasion du retrait de la statue pour prêcher leur message idiot. Les Américains n’ont pas à prendre part à cette lutte.

Mais nous devrions nous rapprocher du premier Amendement lorsque des événements similaires auront lieu. Si nous avons perdu confiance en nos voisins, et ce même pour rejeter les arguments des nazis, c’est que nous avons accepté d’abandonner la liberté elle-même.

Nous pouvons valider le reste des arguments des constructivistes qui cherchent à régenter chaque aspect de notre vie sociale et économique. Leur raisonnement est toujours le même : nous ne pouvons pas faire confiance à la liberté.

Les nazis devraient être autorisés à s’exprimer et bénéficier d’une large diffusion médiatique de leurs manifestations. Si cette approche avait été choisie le week-end dernier, nous pourrions tous rire d’eux maintenant au lieu de pleurer la mort d’une femme innocente.

Traduction par Contrepoints de The Best Anti-Nazi Strategy Is to Let Them Speak

Image de Foundation for Economic Education

Foundation for Economic Education

Fondée en 1946 par Leonard E. Read, la Foundation for Economic Education (FEE), présidée par Lawrence W. Reed, est l'une des plus anciennes organisations de défense et de promotion des "principes" de la liberté aux États-Unis : le caractère sacré de la propriété privée, la liberté individuelle, la primauté du droit, le libre marché, et la supériorité morale du choix individuel et de la responsabilité sur la coercition.

7 réponses

  1. Il y a certainement une forte proportion d’extrémistes plus ou moins cultivés qui croient sincèrement que le Coran les « couvrent »; voire même parmi les chefs, ce qui n’est pas forcément incompatible avec la satisfaction d’avoir « en prime » du pouvoir, de l’argent et du sexe.

    On ne saurait donc trop conseiller de s’informer auprès d’auteurs/chercheurs sérieux sur la non historicité des convictions musulmanes à propos de leur prophète imaginé à partir de la vie d’un authentique chef arabe (mais) syrien et à propos d’un Coran inventé sur ordre de deux califes au VIII° siècle pour satisfaire effectivement leur appétit de pouvoir, de richesses et de femmes.

    Tapez déjà Olaf ou Leila Qadr + islam

  2. Comme aurait dit Voltaire, « je me battrai jusqu’à mon dernier souffle contre les idées de X, mais je me battrai avec la même énergie pour qu’il ait le droit de les exprimer ».

    1. Sauf qu’en pratique, Voltaire n’a pas dit ces mots, et qu’il est assez douteux qu’il les ait pensés. En fait, Voltaire était comme nos censeurs d’aujourd’hui, il ne croyait le bas-peuple assez mature pour tout entendre et juger et séparer par lui-même ce qui est raisonnable de ce qui montre le peu de raison de celui qui l’exprime. A se demander si ce qu’il cherchait n’était pas surtout à se préserver des faire-valoir…

  3. hé bien , ma foi , sachez qu’en Belgique , des signes de radicalisation ont été détecté ….dans les maternelles …ces  » charmants bambins savent déjà traiter  » les autres  » de cochons , imitent parfaitement le geste de l’égorgement , plus d’autres signes qui veulent tout dire ; ( Valeurs Actuelles )

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