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Antarctic Blue - Christopher Michel (CC BY 2.0)
Antarctic Blue - Crédit photo : Christopher Michel <a href="https://www.flickr.com/photos/cmichel67/14179156985/">via Flickr</a> (<a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">CC BY 2.0</a>)
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Coup de froid dans l’hémisphère sud

Alors que la chaleur estivale s'installe en France, la Nouvelle-Zélande connaît des records de froid.

Par la rédaction de Contrepoints.

À Auckland, on vient d’enregistrer entre dimanche et lundi la plus froide matinée depuis 64 ans. Les toilettes des femmes d’un club de rugby ont été inondées suite à l’éclatement de la plomberie. Il est vrai que les températures avaient connu une chute assez spectaculaire avec chutes de neige dans la nuit du 22 au 23 juin : les routes verglacées ont causé quelques problèmes de circulation. Les examens ont même du être retardés d’une heure à l’université Canterbury de Christchurch en raison de l’état des routes. À Pukaki, la température était tombée à son plus bas niveau depuis 1903.

réchauffement climatique rené le honzecUn peu plus au sud, en Antarctique, l’extension de la mer de glace pose quelques problèmes pour la livraison des approvisionnements des bases par les navires. En septembre 2014, la couverture glacée avait atteint sa plus grande extension depuis le début des relevés. En mai dernier, des dépêches d’agences soulevaient un délicat problème : les navires n’étant pas en mesure de briser la glace, la base australienne de Mawson était désormais approvisionnée par hélicoptère. En effet, ces dernières années, la glace ne se brise plus pendant l’été aussi facilement que dans le passé.

Mais tout cela a un coût non négligeable, au point qu’il est envisagé de fermer certaines stations pour les localiser dans des lieux plus accessibles.

Et cette glace inopportune serait bien sûr la résultante du réchauffement climatique : les gaz à effet de serre auraient provoqué l’augmentation des vents produits par l’océan austral. Bref, plus ça se réchauffe au Nord, plus on a froid dans le Sud.

A lire aussi : Antarctique : malgré le réchauffement climatique, la banquise s’étend. Voici pourquoi sur SciencePost

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6 réponses

  1. …et comme le chaud finit toujours par rejoindre le froid il faut s’attendre a une soudaine et imprévue glaciation de l’hémisphère nord , maudite terre en forme de poire !

  2. De toutes façons, le réchauffement climatique provoque le refroidissement du soleil qui va provoquer une ère glaciaire dans 15 ans…

  3. On est prompt à discuter des records de chaleur. Mais les autres records ont tendance à passer à la trappe.
    C’est bien pour nous convaincre de passer à la tonte.

  4. Etant en Australie (dans le sud), je confirme que ça caille sévèrement en ce moment, et c’est parti pour durer au moins 2 semaines. Quand je dis qu’il fait froid, c’est genre 4 degrés le matin. Ca peut vous sembler risible, mais il faut savoir qu’ici la plupart des maisons n’ont pas de chauffage (il fait en moyenne 20/25 degrés toute l’année) et que les histoires d’isolation thermique des bâtiments, c’est vu comme un truc de hippies…

  5. « Les conséquences vont être dévastatrices car 1 % de diminution de l’activité solaire, ce qui est prévu pour le prochain cycle solaire, c’est un nouvel age glaciaire assuré ! »

    Les récentes projections de l’activité solaire du professeur Valentina Zharkova envisagent des conditions proches du minimum de Maunder pour le cycle 26, qui devrait culminer vers 2035. Rappelons que lors du minimum de Mauder, l’irradiance solaire totale (TSI) mesurée au sommet de l’atmosphère (TOA) avait diminué de 1 à 3 W/m2 selon les reconstructions (ou encore 0,17 à 0,5 W/m2 en moyenne à la surface de la terre) soit une diminution de l’ordre de moins de 0,1% à 0,2%.

    Par ailleurs, le forçage radiatif lié à l’augmentation de l’effet de serre et les modifications d’usage des sols est actuellement de l’ordre de 0,4 W/m2/décennie en moyenne à la surface de la terre.

    Donc, même si on retrouve dans 25 ans des conditions de TSI comparables à celles du minimum de Maunder, on ne retarderait que de 10 ans le réchauffement, et on n’aurait certainement pas un « nouvel âge glaciaire assuré ».

    Pour info, des chercheurs ont déjà cherché à estimer l’impact d’un retour à un minimum de Mauder, voir p.ex. Feulner et Rahmstorf en 2010 (DOI: 10.1029/2010GL042710)

    Bien sûr, comme Jacques Henri nie l’existence de l’effet de serre, je suppose qu’il ne jugera pas mon commentaire convaincant.

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