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Eolienne couchée
Non à l'éolien - éolienne couchée
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Décision de justice contre l’éolien en Grande-Bretagne

Un juge de la Haute cour à Londres a rejeté en appel le projet de Sea Land and Power ltd. d’ériger quatre éoliennes.

Un juge de la Haute cour à Londres a rejeté en appel le projet de Sea Land and Power ltd. d’ériger quatre éoliennes d’une hauteur d’environ 100m près d’Hemsby et de Yarmouth, à la périphérie du parc national de Norfolk.

Sea Land and Power, qui avait fait une demande le 8 septembre 2009, avait fait valoir que le besoin d’atteindre les objectifs fixés en matière d’énergies renouvelables l’emportait sur toute considération d’ordre environnemental ou relative aux aménités paysagères ; mais la magistrate Justice Lang en a jugé autrement.

Le conseil municipal de Yarmouth, dans son plan local de développement adopté en 2001, a considéré le site comme un « paysage important pour le territoire de Broadland […] et son aménagement ». Le projet avait été refusé en raison du fait que la mise en place d’éoliennes entraînerait « d’importantes conséquences négatives sur le paysage ». Dans une enquête de planification datant de novembre 2010, l’inspecteur avait affirmé qu’il était « inévitable » que les éoliennes « causent des dégâts en ce lieu majoritairement rural ». Il avait motivé son refus en expliquant que les conséquences négatives étaient si importantes qu’elles l’emportaient sur les besoins en matière d’énergies renouvelables.

Justice Lang, dans le jugement rendu hier, a statué que, « en matière de loi », il n’était pas correct d’affirmer que la politique nationale consistant à promouvoir l’usage d’énergies renouvelables […] pouvait réduire à néant les politiques locales d’aménagement, ou qu’il fallait lui accorder la priorité sur celles-ci.

En soutenant ainsi l’inspecteur dans son refus, Lang a renversé le traditionnel principe en vertu duquel il est primordial d’atteindre certains objectifs en matière d’énergies renouvelables, ouvrant très probablement la porte à une future série de rejets de demandes relatives à l’éolien terrestre. Lentement, progressivement, mais inexorablement, la politique énergétique du gouvernement continue de s’effriter. L’industrie du renouvelable espérait ériger environ 10 000 éoliennes terrestres supplémentaires d’ici 2020, en plus des 3500 existantes. Avec cette nouvelle décision, ils n’ont pas la moindre chance d’y parvenir.

Eolienne couchée
Une autre éolienne renversée – mais celle-ci à Otterburn

Image de Dr Richard North

Dr Richard North

Richard North est un auteur et un bloggeur britannique. Son blog a été déclaré en 2006 l'un des blogs politiques anglais les plus influents par le Financial Times. North a été directeur de recherche au Parlement Européen pour le groupe politique Europe of Democracies and Diversities, qui inclut UKIP.

9 réponses

  1. L’article laisse à penser qu’il faut se réjouir de tout échec d’un projet éolien.
    Dans certaines circonstances, c’est pourtant une énergie intéressante, notamment pour les zones géographiquement isolées.
    L’éolien, comme le solaire, permette l’autosuffisance énergétique à petite échelle.
    Ce n’est pas forcément à rejeter en bloc si on parle d’installations dans des zones ne présentant pas particularités paysagères ou immobilières.

    1. Je pense que la question c’est plutôt de se dire que la politique prônant les énergies renouvelables est néfaste car elle consiste à déformer les règles du marché de l’énergie à travers des subventions.

      Mais pour le reste, je suis d’accord avec vous.

      1. Non, non, faites pas semblant de regarder ailleurs avec un air un peu gêné cet article est là pour défendre les interventions étatiques ce qui ne manque pas de sel sur un site libéral ! (comme quoi l’hypocrisie est un dénominateur commun de tous les extrèmismes politiques!)

        1. Mais enfin de quoi parlez vous ? Du jugement d’une cour ?

    2. Si c’est sans subvention, et sans endommager la propirété d’autrui, chacun fait ce qui lui plait.

      Sinon, non, une énergie intermittente n’est pas intéressante.

      Combien de temps avec déjà vécu avec une source d’énergie intermittente (à chaque fois il faut jeter le contenu du frigo) et imprévisible (qui ne produit pas pendant les vagues de froid les plus brutales, souvent) ?

    3. L’autosuffisance suppose d’avoir une réserve mobilisable au moment où on en a besoin. Pour ça un groupe électrogène doté d’une réserve de carburant suffisante est parfait, bien supérieur à la quantité de batteries + éolienne qui rendraient le même usage, même en tenant compte des problèmes d’acheminement du carburant (quand on ne peut pas le produire sur place, ce qui est parfois le cas).
      La gratuité du carburant éolien est séduisante, mais il est bien rare qu’elle compense les autres surcouts (stockage, investissement, …) ; ce n’est pas pour rien si la machine à vapeur a détrôné les moulins à vent et à eau !

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