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piketty le magicien
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Édition spéciale : Piketty superstar ?

Une édition spéciale de Contrepoints consacrée au magnum opus de la nouvelle coqueluche des sociaux-démocrates : décryptage des erreurs et manipulations.

Une édition spéciale de Contrepoints consacrée au magnum opus de la nouvelle coqueluche des sociaux-démocrates : une analyse critique de la thèse de Thomas Piketty, un décryptage de ses erreurs et manipulations.

Par Arnaud Bichon

piketty le magicien

Le Capital au XXIe siècle de l’économiste français Thomas Piketty fait un carton. Un succès de librairie qui dépasse largement les frontières de l’Hexagone : les ventes atteindraient désormais les 100 000 exemplaires en France et les 400 000 outre-Atlantique. Aux États-Unis, la « pikettymania » bat son plein. Les cercles américains « progressistes » en sont fous : la presse américaine de gauche s’enthousiasme, des économistes de renom encensent son travail, même la Maison Blanche lui déroule le tapis. Le New York Times salue un ouvrage qui « se veut un retour au genre d’histoires de l’économie et d’analyses d’économie politique écrites par des anciens tels Karl Marx et Adam Smith ». Pour Paul Krugman, « il s’agit du livre économique le plus important de l’année, voire de la décennie », un ouvrage « fantastique et intellectuellement fascinant ». « Piketty a transformé notre discours économique. Nous ne parlerons plus jamais de richesse et d’inégalité de la même manière » a également déclaré le Prix Nobel 2008.

Il faut dire que l’ouvrage du Professeur de l’École d’économie de Paris arrive à point nommé. Alors que le modèle social-démocrate connait un certain discrédit en raison de son incapacité à surmonter les crises des dettes souveraines et les marasmes financiers des États-providence, ainsi qu’à relancer une dynamique de croissance et d’emploi, voilà enfin un best seller qui redonne du baume au cœur à la gauche, un ouvrage de combat qui renoue avec ses valeurs égalitaristes, une thèse qui permet de faire diversion quant aux problématiques réelles que connaissent aujourd’hui les économies occidentales, un prétexte pour les étatistes de poursuivre les hausses d’impôts.

Le propos du livre ? Rien moins que dévoiler la « grande contradiction » du capitalisme. Selon Thomas Piketty, le capitalisme tendrait à offrir un taux de rendement du capital supérieur à la croissance de l’ensemble de l’économie, ce qu’il résume par la formule « r > g ». Les capitalistes deviendraient automatiquement toujours plus riches avec le temps. Les inégalités se creuseraient inexorablement. L’entrepreneur aurait tendance à devenir un rentier qui domine chaque fois plus ceux qui n’ont rien à part leur travail. La logique méritocratique du capitalisme serait donc cassée. La solution ? La création d’un impôt mondial sur la fortune.

Bien sûr des voix discordantes se sont fait très rapidement entendre du côté des républicains ou des libéraux américains. Certaines critiques sont même venues de la gauche : l’économiste James K. Galbraith porte par exemple un regard sévère sur le travail de Piketty. Depuis sa sortie, l’ouvrage à succès est décortiqué. Les nombreuses critiques ont dénoncé l’interprétation idéologique des données faite par l’auteur français, les définitions particulières qu’il donne aux concepts mobilisés pour son étude, des erreurs d’analyses statistiques (à moins qu’il s’agisse de manipulations…) ou ses recommandations politiques. Beaucoup ont vu dans Le Capital au XXIe siècle le retour de thèses marxistes. Pourtant comme l’explique avec malice Juan Ramón Rallo, le travail de Piketty fournit au contraire les preuves historiques que Marx s’est fourvoyé en soutenant sa fameuse loi de la « baisse tendancielle du taux de profit ».

De par l’engouement et les critiques qu’il suscite, Le Capital au XXIe siècle est un ouvrage important. La rédaction de Contrepoints a donc trouvé naturel de se pencher sur cet ouvrage afin d’en dévoiler ses zones d’ombre à travers une douzaine d’articles d’analyses. Bonne lecture.

Les articles de l’édition spéciale « Piketty superstar ? »

— Articles du mardi 3 juin 2014 :

Piketty : La démagogie fait recette ! par Kevan Saab

Le navet économique de l’année est avant tout un ouvrage politique visant à justifier les préconisations démagogiques de l’auteur. Analyse critique de l’ouvrage.

Où sont les super-riches de 1987 ? par Juan Ramón Rallo

Les super-riches deviennent-ils encore plus riches avec le temps comme le prétend Thomas Piketty dans son ouvrage ?

Das Kapital au XXIème siècle ? par James K. Galbraith

L’économiste de gauche James K. Galbraith critique très sévèrement le dernier ouvrage de Thomas Piketty. Que ce soient la définition du capital, le ratio richesse-revenus, la méthode qu’il emploie pour arriver à ses chiffres ou ses recommandations politiques, le keynésien de gauche n’épargne rien à l’économiste du parti socialiste.

Une nouvelle escroquerie statistique de Thomas Piketty ? par Bernard Zimmern

Selon un article publié par le Financial Times, les statistiques sur lesquelles s’appuie Thomas Piketty sont fantaisistes.

C’est Marx qu’on ressuscite par Guy Sorman

Aux États-Unis, les critiques libéraux qui ont lu le livre de Thomas Piketty ne s’y sont pas trompés et ont qualifié l’ouvrage de « marxiste ».

Piketty détruit Marx et Keynes par Juan Ramón Rallo

L’ouvrage de Piketty fournit les preuves historiques que Marx et Keynes se sont fourvoyés concernant la fameuse « baisse tendancielle du taux de profit ». Un surprenant sauvetage du capitalisme par l’ami Thomas !

— Articles du mercredi 4 juin 2014 :

Le capital en équilibre précaire par Ryan Decker

Piketty est-il un authentique économiste ou un comptable sans imagination qui cache ses approximations par des effets de manche ? Du point de vue d’un économiste mainstream, ce magnum opus est très décevant.

Une mobilité importante des revenus aux États-Unis par Mark J. Perry

Contrairement à ce que laisse supposer la thèse développée par Thomas Piketty, il existe une mobilité importante des revenus aux États-Unis : 73% des Américains ont été pendant au moins un an dans le top 20% des revenus les plus élevés.

La grande contradiction de Piketty par Juan Ramón Rallo

Si nous acceptons le message essentiel du livre de Piketty, les pensions de retraites publiques devraient être privatisées.

La fausse « contradiction fondamentale du capitalisme » par Daniil Gorbatenko

Mise en perspective de la validité de l’argument principal de Piketty à l’aune d’une théorie des processus dynamiques de marché.

Thomas Piketty prend quelques libertés avec l’Histoire par Robert P. Murphy

Dans son ouvrage, Piketty commet quelques arrangements avec l’histoire fiscale américaine qui servent son propos.

Vivre avec les inégalités par Garett Jones

Thomas Piketty aurait-il trouvé, comme il le prétend, la contradiction centrale du capitalisme ? Ou bien se serait-il laissé prendre à sa propre rhétorique ?

Piketty contre les inégalités : paf, un impôt mondial sur le museau des riches ! par Nicolas Nilsen

Pour lutter contre les inégalités, Piketty propose de réduire le nombre de riches. Et si on réduisait plutôt la pauvreté ?

— Lire aussi, nos autres articles sur le même sujet

Du Capital au XXIe siècle, le livre à succès de Thomas Piketty par Hunter Lewis

Critique de l’ouvrage de Thomas Piketty.

Thomas Piketty se trompe par Michael D. Tanner

Plutôt que dénigrer les capitalistes, nous devrions aider les travailleurs afin qu’ils joignent leurs rangs.

Thomas Piketty le prestidigitateur par Guillaume Nicoulaud

Révélation du tour de magie statistique de Thomas Piketty sur les inégalités.

Compléments sur le truc de Piketty par Guillaume Nicoulaud

Quelques petites simulations en complément du précédent article sur Piketty le prestidigitateur…

Réforme fiscale : au secours, le mensonge Piketty est de retour ! par Frédéric Georges-Tudo

Pour justifier sa fameuse « remise à plat fiscale à prélèvements obligatoires constants », le gouvernement n’hésitera pas à brandir la mystification consistant à faire croire que les riches paient moins d’impôts que les autres. Échafaudé en 2011 par l’économiste Thomas Piketty, cet argument est d’autant plus redoutable que tout le monde (ou presque) le croit avéré…

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Arnaud Bichon

Maître de conférences en management, Arnaud Bichon est titulaire d'un doctorat en gestion, d'une agrégation d'économie et de deux masters, en finance et en management. Ses activités de recherche, d'enseignement et de conseil portent sur le management des organisations, le management de projet, le management d'équipe ou la GRH. Arnaud Bichon a été rédacteur en chef de Contrepoints de 2011 à 2015.

52 réponses

  1. Voilà pour la superstar qui donne des leçons de morale au monde entier:
    « L’enquête préliminaire ouverte à Paris à la suite d’une plainte pour violences entre conjoints déposée par la député PS de Moselle Aurélie Filippetti à l’encontre de l’économiste Thomas Piketty a été classée sans suite mercredi, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.L’enquête, ouverte fin février, a été classée sans suite et M. Piketty fait l’objet d’un rappel à la loi, selon cette source. « M. Piketty ayant reconnu les faits de violence à l’encontre de Mme Filippetti et s’étant excusé, Mme Filippetti, dans l’intérêt des familles et des enfants, n’a pas donné suite à la procédure » »

    1. Parce qu’ils ont fait des enfants?
      Si on va sur Contrepoints pour trouver des mauvaises nouvelles,alors…

  2. Il aura eu le mérite de créer la controverse !

    Sa fixation sur les inégalités, tant en valeur absolue qu’en variabilité, fait penser à un désir de mort.
    Rappelons aussi que l’église catholique considère l’envie comme un péché capital.

  3. Piketty, c’est du marxisme déguisé ou revisité mais du marxisme, point. Les américains sont de plus en plus keynésiens et gauchistes (mais je parie que la roue tournera). Encenser comme ils le font Piketty (pas tous heureusement; Piketty est aussi très attaqué de l’autre coté) est la chose que je n’aurai jamais pu prévoir. Je suis partagé entre rire et pleurer.

  4. N’étant pas économiste je me garderai bien de me lancer dans une diatribe sur le sujet. Par contre, je crois ne pas manquer de bon sens. Ce que j’ai pu observer : le fait de réduire le nombre de riches n’a jamais enrichi les pauvres, au contraire, moins il y a de riches et plus il y de pauvres.

    Or, si j’ai bien compris c’est ce que sous-entend ce Pike-assiette de la République avec ses formules magiques. Et c’est bien ce qu’essaye de faire notre « très cher » président appuyé par ses nombreux et non « moins chers » acolytes en faisant fuir les riches et les entrepreneurs. On voit le résultat.

    Au fait, vu son succès et le nombre d’exemplaires vendus, a-t-il prévu une taxe volonaire sur ses ventes au profit des pauvres ?

    1. « moins il y a de riches et plus il y de pauvres. »

      Disons que cela vous plait et vous déculpabilise de le croire. 🙂

  5. C’est aussi une superstar chez les libéraux : vu le nombre d’articles qu’ils pondent sur lui , il doit sacrément les déranger … perso je préfère les solutions de Graeber mais pourquoi pas les ajouter à celle de Piketty …
    Des solutions radicales s’imposent , la politique française est dans l’impasse laissant le champ libre à des partis douteux et liberticides .

    1. Vu le succès de ses théories, vu que des années d’efforts à démonter les mythes socialistes, à rationaliser le débat, à chercher à convaincre par les faits des milliers de personnes crédules, peuvent être balayés d’un revers de main par le premier affabulateur démagogique, il est normal que cela dérange, non ?

      1. Le libéralisme pur et dur n’est pas moins une utopie que le socialisme pur et dur : d’ailleurs notre société « sociale-libérale » est un mélange des deux , ce qui est très bien comme celà (faute de mieux) : quand l’un dérive , l’autre se renforce et vice-versa.

        1. manifestement vous ne savez pas ce qu’est le libéralisme. parce qu’il n’y a pas de libéralisme en france. la france est l’un des pays les plus socialistes d’europe, il suffit de regarder les chiffres (dépenses publiques 57%, la fonction publique représente pres de 7 millions de fonctionnaires(http://www.observatoiredessubventions.com/2010/combien-de-fonctionnaires-en-france/
          ), 70 au rang des libertés économiques selon Heritage Foundation après le Cap-Vert, le Kazakhstan ou encore la Jamaïque, l’un des plus haut taux d’imposition ( la France a un taux d’imposition total moyen de 64,7% principalement constitué (51,7%) de charges sociales, le 2 plus fort taux d’imposition en europe),….. certains partis de gauche dans le reste de l’europe (spd, parti travailliste,…) sont plus libéral que l’ump. la france est championne du monde en dépenses sociales. la france possède 60 code et est ultraréglementé (plus de 500000 lois et décrets).

          1. Pour faire simple qui dit socialisme dit nationalisation qui dit libéralisme dit privatisation : les nationalisations n’existant plus depuis les années 80 , on ne peut pas dire qu’elle soit socialiste.

          2. sans parler du marché du travail francais qui est l’un des plus inflexible de tout l’ocde.

          3. Bah d’un autre côté l’écart entre les plus riches et les plus pauvres n’arrête pas de se creuser , ce n’est pas très socialiste çà non plus … comme quoi les intérêts particuliers , le libéralisme économique , est bien présent et ce n’est pas demain la veille qu’on supprimera des réglementations visant à limiter cet écart pour attribuer davantage de pouvoir à ceux qui en ont déjà.

          4. Complètement faux. Nationalisation dit communisme, pas socialisme.

          5. Non désolé : le socialisme avec une nationalisation progressive à se dirige vers le communisme ,qui est la nationalisation complète enfin l’appropriation complète vu qu’il veut comme le libéralisme dissoudre les Etats (il serait amusant de comparé le communisme au libéralisme d’ailleurs…) , pas de riche pas de pauvre …

          6. « Pour faire simple qui dit socialisme dit nationalisation qui dit libéralisme dit privatisation : les nationalisations n’existant plus depuis les années 80 , on ne peut pas dire qu’elle soit socialiste. » déja, c’est plus complexe. et en plus, le socialisme a évolué en social démocratie (nouveau socialisme). la france est un pays social démocrate mais surement pas libéral. lisez hayek, mises, smith, bastiat, de Tocqueville, turgot,…….

  6. Je ne comprends pas bien ce débat autour de Piketty. Avec la naïveté qui me caractérise encore, il me semble que la meilleure réponse que l’on puisse apporter aux idées de Piketty réside précisément dans l’application de celles-ci.
    Et cette application n’est pas lointaine et insaisissable ; elle concerne le pays de Thomas Piketty. la France où ses théories ont été largement appliquées depuis plus de 40 ans. Il est surprenant qu’avec la clairvoyance qu’on lui attribue, en 900 pages, cette simple observation ne lui soit pas venue à l’esprit.
    La France est un des pays le plus taxé au monde, que ce soit pour les personnes physiques ou les entreprises. C’est un des seuls pays qui a maintenu la taxation sur le patrimoine que Piketty propose de généraliser. Ceux qui tentent d’échapper à un impôt devenu confiscatoire sont régulièrement menacés et dorénavant traduits au pénal en cas de non obtempération. La France dépense 33% de son PIB pour les dépenses sociales.
    La France a des services publics parmi les mieux dotés du monde. la France est le premier pays au monde pour le niveau de richesse consacrée au fonctionnement de son école, de sa médecine, de sa culture.
    La France est le premier pays au monde en terme de taux de redistribution des richesses.
    etc.

    Et pourtant…

    1. Je n’ai pas aproffondi la question des théories de Piketty. Ce qu’il dit intéresse surement les socialistes (s’il en reste) ou les libéraux qui pourraient le considérer comme un ennemi. Mais franchement, je trouve qu’on lui fait beaucoup de place ici pour pas grand-chose.

      Quand on voit Hollande embourbé dans son socialisme, on peut se demander à quoi sert un Piketty. Si d’autres veulent imiter la France, good luck !

  7. Ce gars, c’est-y pas le gars qui tabasse sa femme?
    A mon avis c’était sa manière de démontrer l’inégalité de traitement, car autrement ses arguments me laisseraient pantois.
    J’ai regardé ses graphiques et je suis resté béat d’admiration. Arriver à mélanger sur l’abscisse d’un même graphique une échelle linéaire jusqu’à une certaine valeur puis continuer par une échelle pseudo logarithmique ceci afin de démontrer les inégalités, là je dis bravo! Bien joué l’artiste. Super doué. Et c’est prof!!!! Pauvres étudiants. « De mon temps », cela aurait valu un zéro pointé. O tempora O mores.
    (ref : http://www.revolution-fiscale.fr/)

  8. comme dit Clive Crooks: « J’avançais que l’erreur du livre était de défendre une théorie qu’il ne parvenait pas à soutenir. Piketty dit que le capitalisme contient une contradiction fondamentale : dans la nature du système, les inégalités de revenus et de richesses tendent à augmenter de façon inexorable, et la ploutocratie en est la conséquence logique. Il délivre une théorie de circonstance pour soutenir tout cela, mais cela est loin d’être une théorie, plutôt un mélange d’identités comptables et de suppositions. Les chiffres du livre lui-même ne prouvent rien non plus. Et cela tout en considérant alors que les chiffres étaient corrects… ».

  9. Apparemment Piketty aurait fait 70 références à Marx dans son torchon, bouquin pardon.
    Ludwig von Mises et Eugen von Böhm-Bawerk qui sont des auteurs importants au sujet des théories du capital et de ses taux de revient ont été cités combien de fois?
    Et même David Ricardo, à qui monsieur (comme Marx d’ailleurs) avoue avoir un intérêt pour lui, n’est pas davantage analyser, lui qui a aussi une théorie sur l’accumulation du capital.

  10. « … Quant aux prétendus « taux de croissance de la production » que les statisticiens prétendent en déduire, ceux-ci sont en outre incapables de tenir compte du fait que l’effet naturel des progrès de la production est d’accroître la qualité des produits et de faire baisser leur prix : on l’observe de façon spectaculaire là où les progrès sont les plus rapides, comme dans l’informatique personnelle, où il n’existe aucune « mesure » qui permette de comparer la qualité d’un ordinateur d’aujourd’hui à celle d’un ordinateur d’il y a trente ans.
    -Et si les progrès de la production se traduisent normalement par des accroissements de la qualité et par des baisses de prix, comment les soi-disant « comptables nationaux » peuvent-ils calculer leurs prétendus « taux de croissance réelle de la production », eux qui ne recensent que des quantités de monnaie ?
    -Ils ont inventé de prétendus « indices de prix » pour soi-disant « en tenir compte », en même temps que des effets des politiques d’inflation imposées par les monopolistes de la monnaie ; mais comme il est impossible de « mesurer la qualité des produits », ces « indices » comportent une part d’arbitraire décisive, par définition impossible à connaître.
    -C’est donc de façon cruciale que leurs prétendus « taux de croissance de la production » dépendent des choix arbitraires qu’ils ont faits pour inventer un prétendu « indice général des prix » ; et le vol du concept de prix y est triple, puisque ce prétendu « indice des prix », au lieu d’être une quantité de monnaie que son propriétaire échangerait sur un marché, ne traduit que les impasses de la pratique statisticienne.
    -C’est dire si les gloses récentes du Haineux Piquetout sur de prétendus écarts de quelques dixièmes de points de pourcentage entre les taux de rentabilité des investissements, estimés on ne sait avec quelle prime de risque, et de prétendus « taux de croissance » qui comportent cette part-là d’arbitraire, sont dépourvus de toute valeur scientifique et de toute pertinence… »

    1. (site intéressant même si je ne suis pas du tout sarkozyste. pour moi, sarko est aussi mauvais qu’Hollande et l’UMP ne vaut pas mieux que le PS ou le FN)

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