
Les banques allemandes ont bien résisté à la crise de la zone euro, mais la faiblesse des taux d’intérêts et leur forte exposition aux produits dérivés constituent pour elles des facteurs de vulnérabilité. Ces risques sont aggravés par le niveau élevé d’endettement des plus grandes banques du pays, et par l’impression persistante que les banques bénéficient de garanties de l’État. L’expansion du crédit a diminué en termes réels ces dernières années, compte tenu de l’atonie de la demande. À certains égards, le gouvernement a pris de l’avance par rapport aux autorités de nombreux autres pays de l’OCDE en termes de réformes destinées à réduire les risques dans le secteur financier. Néanmoins, des mesures supplémentaires visant à rendre les banques plus robustes les inciteraient davantage à tirer parti de la faiblesse des taux d’intérêt pour financer une croissance économique forte et durable. Il conviendrait notamment de réduire le niveau d’endettement, qui est élevé, de mettre en œuvre de manière ambitieuse les dispositions adoptées au niveau de l’Union européenne imposant une réforme de la législation relative à la résolution des défaillances bancaires, et de remédier aux problèmes de gouvernance qui se posent dans le secteur bancaire public.
La contribution du secteur des services à la croissance de la valeur ajoutée en Allemagne a été relativement modeste ces 10 dernières années. Tandis que le secteur manufacturier exportateur est exposé à la concurrence internationale et s’appuie sur des innovations porteuses de gains de productivité et sur l’accumulation de capital humain pour y faire face, le secteur des services est à la traîne du point de vue de la productivité. Le jeu de la concurrence semble souvent entravé par la protection des entreprises en place. Réformer et déréglementer les secteurs de services orientés vers le marché intérieur, notamment certaines industries de réseau, l’artisanat et les services professionnels, permettrait de libérer un potentiel de croissance latent et se révélerait bénéfique pour l’ensemble de l’économie. Cela pourrait également contribuer à renforcer la demande intérieure et à rendre la croissance économique plus équilibrée.

Une réponse
« Réduire le niveau d’endettement » : le stock de dette publique est pour l’essentiel dû à la réunification. Certains estiment ce coût à 2000 milliards d’euros pour 12 à 13 millions d’habitants. Ce montant permet d’entrevoir l’état catastrophique de la population de la RDA au sortir de la période socialiste et le chemin qui a été parcouru depuis qu’ils ont été libérés de leur pays-prison. On imagine sans peine la performance, incroyable vu de France, qu’aurait réalisé la RFA sans la charge de la réunification. On rêve pour la France d’une performance similaire au lendemain de sa libération du socialisme.