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housing market source https://unsplash.com/photos/rgJ1J8SDEAY
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Irlande : le contrôle des loyers aggrave la pénurie de logements

En décourageant les propriétaires par la fiscalité et la réglementation, ce sont aussi les locataires que l’État cherche à protéger qui sont ici pénalisés.

716 : c’est le nombre de biens immobiliers disponibles à la location au premier août en Irlande, contre 2500 l’an dernier. Même pour un pays d’un peu plus de 5 millions d’habitants, le chiffre est ridiculement bas. Cela se traduit par des files d’attentes gigantesques, notamment à Dublin, pour visiter un appartement à louer et plus tristement encore, par l’augmentation du nombre de personnes sans abris et d’exils.

Les loyers ont augmenté à un rythme très rapide entre avril et juin, la moyenne nationale étant désormais de 1618 euros par mois, soit 3,3 % de plus qu’au cours des trois mois précédents et plus du double de la moyenne de 765 euros en 2011.

 

La fuite massive des propriétaires

En cause, il y a bien sûr la crise en Ukraine et l’inflation, mais qui n’ont fait au fond qu’aggraver une crise du logement qui voit des propriétaires fuir en masse le secteur immobilier depuis au moins 2008. En effet, l’Irlande est d’abord secouée par une crise du secteur privé : les propriétaires ne veulent plus louer leurs biens et préfèrent les vendre, occasionnant une crise sans précédent de l’offre.

Seulement, l’une des raisons centrales invoquée par les propriétaires porte sur une mesure particulièrement populaire en France, en particulier à gauche : le contrôle des loyers.

Les propriétaires privés fuient le marché, arguant que les zones de pression sur les loyers (ZPL), qui plafonnent les augmentations de loyer annuelles à 2 %, ainsi que le traitement fiscal inéquitable, rendent le secteur non rentable. L’investissement privé joue un rôle crucial dans le soutien du marché du logement en favorisant la construction et la rénovation. Si les investisseurs trouvent des rendements plus élevés dans d’autres secteurs, ils sont susceptibles d’y transférer leurs fonds et l’offre restera limitée sur ce premier marché.

En décourageant les propriétaires par la fiscalité et la réglementation, ce sont aussi les locataires que l’État cherche à protéger qui sont ici pénalisés. Les thuriféraires français du contrôle des loyers devraient prendre l’exemple irlandais pour un avertissement.

Image de Frédéric Mas

Frédéric Mas

Frédéric Mas est journaliste et rédacteur en chef de Contrepoints.org. Après des études de droit et de sciences politiques, il a obtenu un doctorat en philosophie politique (Sorbonne-Universités). Il s'intéresse en particulier à la politique internationale, aux théories économiques contemporaines et à la vie des idées. Il écrit également pour Atlantico.

2 réponses

  1. Tout a fait Logique. En France l’Urgence absolue est d’abroger toutes les lois qui cauesent de « Logement Social » Qui outre la création de gigantseques Zones de « Non France » Empeche la création des logements dont nous avons un réel besoin, Par contre des idées concernant les villes pour dans 50 a 100 ans sont les bienvenues.

  2. Pensée Nupes : « Oui mais ce n’est pas pareil en France ». Ainsi, tout est dit sur le sujet. Pour ceux qui ne le savent pas encore, chez nous, tous les propriétaires sont riches et exploitent les pauvres en leur proposant des loyers en adéquation avec les impôts, les charges, les réparations….

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