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Justice vénézuélienne : Maduro cherche-t-il à museler ses opposants ?

L’opposante María Corina Machado est accusée de tentative d’assassinat du président Maduro.

Par Juan Carlos Hidalgo

María Corina Machado
María Corina Machado

 

La semaine passée, un juge vénézuélien a inculpé l’une des chefs de file de l’opposition, María Corina Machado, accusée de conspirations en vue d’assassiner le président Nicolás Maduro. L’opposante, qui a dirigé un mouvement de contestations contre le président, a dénoncé « une mascarade visant à la réduire au silence ». Si elle devait être déclarée coupable, elle pourrait passer jusqu’à 16 ans en prison.

Peut-elle espérer un procès équitable de la part de la justice vénézuélienne ? Rien n’est moins sûr, selon les conclusions d’une enquête menée par trois avocats vénézuéliens et publiée dans un nouveau livre, El TSJ al Servicio de la Revolución (« La Cour suprême au service de la Révolution »). Selon leurs recherches, depuis 2005, le système judiciaire du Venezuela a délivré 45.474 sentences, mais aucune d’elles en défaveur de l’État et de son gouvernement.

Le sort de Machado dépend donc entièrement des caprices de Maduro et de son entourage. Le précédent de Leopoldo López, un autre leader de l’opposition qui est emprisonné depuis février sur des accusations d’incendie criminel et de complot, n’augure rien de bon pour Machado.

Maria Corina Machado et Leopoldo López avaient fait entendre leur voix lors des grandes manifestations sociales et étudiantes contre le gouvernement de Nicolas Maduro en février et mai.

Note de Contrepoints : Comme le rappelle Le Monde, ce n’est pas la première fois que María Corina Machado est attaquée par les héritiers de l’ancien président Hugo Chávez : « Députée élue avec le plus grand nombre de voix, elle a été destituée au mois de mars, de manière expéditive, par le président de l’Assemblée nationale, le capitaine Diosdado Cabello, numéro deux du régime chaviste. »


Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux.

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Juan Carlos Hidalgo

Juan Carlos Hidalgo est analyste au Cato Institute, un think tank américain basé à Washington D.C. Il est coordinateur de projet pour l’Amérique latine au Center for Global Liberty and Prosperity. Auparavant, il était directeur pour l’Amérique latine de l’International Policy Network. Régulièrement, il publie des articles ou fait des interventions télévisées dans les médias latino-américains ou états-uniens.

5 réponses

  1. Quel pays….Complètement détruit jusqu’à la fin alors qu’il était si prometteur..

    1. Le fait d’être prometteur attire et attise les convoitises et les ambitions.

      L’effet Dunning-Kruger garantit que ce sont les moins compétents qui dépenseront le plus de temps et d’efforts à s’accaparer le pouvoir.

      Le mode de scrutin démocratique et l’absence de garde-fou jusnaturaliste (usuellement sous forme de Common Law) garantit que le choix du public se focalisera en deux pôles de médiocrité étatistes, portant au pouvoir des sociopathes par fausse dichotomie permanente dans les débats politiques.

      C’est ainsi que les pays les plus pourvus en ressources et atouts (humains comme naturels) mais dépourvus de principes de Common Law finissent inévitablement par échouer.

      Pour un contre-exemple voyez l’ile Maurice (Common Law présente).

  2. Et quand on pense à tous ces nanars qui venaient jusqu’ici débattre des vertus du système Chavez…
    On ne se débarrassera jamais des socialistes, imperméables à la mesure depuis toujours.

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