Au-delà de la tragédie absurde, la guerre en Ukraine continue d’offrir des leçons importantes de stratégie qui vont bien au-delà du seul domaine militaire. Ainsi, la performance misérable de l’armée russe dans la guerre d’Ukraine n’est pas seulement l’exemple de bonne stratégie desservie par une mauvaise exécution, mais de l’échec de tout un système.
Selon le ministère de la Défense ukrainien, la Russie n’est pas en mesure de remplacer ses chars détruits ou capturés parce que les composants de valeur (électronique, optique, etc.) qu’elle a en réserve ont été volés par les soldats. Ce n’est pas la seule indication que quelque chose va mal dans la machine de guerre russe : colonnes de chars immobilisées par manque de carburant, soldats russes errant dans les forêts, fort taux d’échec des missiles, bombardements erratiques, etc. Alors qu’elle a longtemps renvoyé l’image du rouleau compresseur de la « grande guerre patriotique de 1941-1945 », on la découvre mal équipée, mal dirigée et mal organisée, peu motivée avec des soldats mal formés. Quelle que soit l’issue de la guerre, il est certain qu’il s’agit là d’un échec considérable pour la Russie.
De quoi cet échec est-il le symptôme ?
Un échec systémique
Depuis Max Weber, les spécialistes des sciences sociales soulignent que toute régularité dans le comportement d’un système doit être comprise en fonction de son contexte culturel. Quand les échecs sont multiples et répétés, et quand aucune correction n’est apportée, alors c’est le système lui-même qu’il faut interroger. Ce qui s’effondre en Ukraine, c’est le système créé par Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 22 ans, qui présente au moins cinq marques du régime autoritaire.
1. Le dirigeant autoritaire ne s’entoure que de conseillers dociles
C’est ce qu’illustre le remplacement d’Anatoli Serdyukov par Sergueï Choïgou au ministère de la Défense en 2012. Nommé en 2007, Serdyukov avait lancé des réformes ambitieuses, mais il s’était heurté aux intérêts en place. Il est finalement limogé et remplacé par Choïgou, général médiocre dont l’objectif est de ne mécontenter personne et de plaire à Poutine. Le choix des hommes est la première responsabilité du dirigeant : qui il choisit en dit long sur qui il est, et quel système il construit. L’inefficacité actuelle de l’armée russe est le résultat direct du choix de Poutine qui a préféré un ministre docile à un réformateur.
2. Le dirigeant autoritaire ne fait pas confiance
Le manque de confiance n’est pas nouveau dans la société russe, mais cela a été largement accentué depuis vingt ans. Il est très marqué au sein de l’armée. On dit aux soldats d’aller de A à B, sans leur dire pourquoi. Si le plan échoue, et que B ne peut être atteint, ils sont perdus. Considérés comme de simples exécutants, n’ayant pas connaissance de l’intention, ils s’arrêtent et se font cueillir comme des lapins dans la forêt ukrainienne. Tout un système bâti depuis des années sur le manque de confiance s’effondre sur le terrain lorsque le plan initial échoue car il empêche l’action correctrice locale.
3. Le dirigeant autoritaire s’attache aux symboles
Il ne perçoit pas les implications stratégiques de ses victoires tactiques. Ainsi, l’annexion de la Crimée en 2014 est vue comme une victoire de Poutine. Les Occidentaux se contentent d’imposer des sanctions économiques. C’est peu, mais celles-ci affaiblissent l’industrie de défense russe, très dépendante de la technologie occidentale, l’empêchant par exemple de produire son nouveau char. Autrement dit, la victoire tactique de 2014 pose les bases de l’échec stratégique de 2022.
Un système bâti sur le mensonge
4. Le dirigeant autoritaire développe un système basé sur le mensonge
Ancien agent du KGB, Poutine a érigé le mensonge comme principe premier de fonctionnement. Il croît son ministre de la Défense qui lui dit que son armée est prête, parce qu’il l’a nommé pour cela. Il croit son chef du renseignement qui lui dit que les Ukrainiens sont à sa solde, parce qu’il l’a nommé pour cela. Il croit ses conseillers qui lui disent que le pouvoir ukrainien s’effondrera à la première vue d’un char, parce qu’il les a nommés pour cela. Il gouverne sur une machine à mensonges qu’il a patiemment créée depuis vingt ans. Lui, l’hyper pragmatique, pour qui la fin justifie les moyens, calculateur froid, est victime de son propre système. Ce n’est pas le moindre des paradoxes.
Ce système basé sur le mensonge s’intoxique lui-même et tire donc les mauvaises leçons, y compris de ses succès précédents. Ainsi, le succès en Syrie a convaincu la Russie de la puissance de son armée, et développé sa conviction que l’invasion de l’Ukraine serait facile. Or les deux pays sont très différents, et les contextes n’ont rien à voir. En Syrie, seule l’aviation a vraiment joué un rôle. L’infanterie est très peu intervenue, elle n’a donc pas acquis d’expérience du combat. Mais on imagine que tempérer le sentiment de triomphe en indiquant que l’opération en Ukraine serait différente n’était pas chose aisée dans le système poutinien.
Dans le pays des villages Potemkine, est-ce si surprenant ? Que cela reste si prégnant 200 ans et quatre régimes politiques plus tard illustre la permanence de lourds modèles mentaux sociétaux, et montre en quoi Poutine est tout autant un produit du système russe que son architecte.
Volonté de puissance
5. Le dirigeant autoritaire est obsédé par la puissance entendue comme militaire
Dans ce modèle, l’économie est secondaire, c’est simplement quelque chose que l’on pille. La course à la puissance militaire lancée par Poutine depuis vingt ans s’est faite sur une base industrielle et économique faible qui est allée en s’affaiblissant en raison même de cette course. L’erreur stratégique profonde du système poutinien, c’est de mépriser la base économique, scientifique et technologique indispensable à toute puissance. Le soldat qui méprise l’économie construit sur du sable et se retrouve fort dépourvu lorsque bise vient. La course à la puissance ainsi conçue mène à la faiblesse, encore un paradoxe mal saisi par le supposé grand stratège. Le paradoxe, c’est que celui qui se présente comme patriote finit par laisser sa patrie en ruines, et que celui qui apparaît fort est en fait faible, et inversement.
La stratégie, c’est considérer l’ensemble, c’est un système
L’échec russe en Ukraine n’est donc pas celui d’un brillant stratège desservi par une exécution défaillante, mais celui de tout un système.
La leçon de stratégie de Vladimir Poutine, qu’il nous offre bien involontairement, est de trois ordres :
Premièrement, la stratégie interroge le système dans son ensemble. On ne peut distinguer le stratège de ce système, et encore moins la conception de la mise en œuvre.
Deuxièmement, le système est le produit des choix du dirigeant. Il ne peut s’exonérer des échecs présentés comme tactiques mais qui, en fait, expriment les faiblesses du système qu’il a créé. Ces choix expriment ses modèles mentaux et créent un contexte culturel qui produit ces échecs.
Troisièmement, certains modèles mentaux sont facteurs de fragilité du système, et de façon paradoxale. Ainsi, face à l’incertitude et à rebours d’une croyance largement répandue, la diversité d’opinion est une force, et non une faiblesse.
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34 réponses
système autoritaire = système fermé = système corrompu : moins de contrôles (hormis la loyauté) donc plus d’incompétence et de corruption.
Par exemple j’ai lu quelque part qu’en 2021 à la frontière ukrainienne les soldats russes vendaient leur meilleur matériel. Parait-il leur salaire était le tiers de celui des soldats ukrainiens. Le patriostisme n’est pas seulement une affaire de coeur !
« Parait-il leur salaire était le tiers de celui des soldats ukrainiens. »
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L’Ukraine au PIB/habitant en PPP 3 fois moins élevé qu’en Russie et même plus bas que l’Afghanistan Cuba ou même le Venezuela ?
« Il parait » ?
Tout ceci est bien vu. Mais Poutine a tout de même un succès à son actif, il est resté au pouvoir plus de 20 ans, c’est peut-être l’essentiel pour lui.
En fait les américains et plus précisément les démocrates ont déclaré la guerre aux Russe en 2014, suivant la fameuse doctrine Brzezinski avec une guerre par procuration en utilisant l’Ukraine. Un des pays les plus corrompu au monde et dont le PIB habitant est plus bas qu’en Afghanistan 30 ans après sa création artificielle.
La CIA et les Biden, en particulier le fils dont l’ordinateur perdu ne cesse de révéler son degré de corruption (drogue, pédophilie, liens avec l’oligarchie corrompue d’Ukraine) sont d’ailleurs en bonne place dans le réarmement et la montée du nationalisme agressif de Kiev sur les populations russophones du pays.
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Contrairement aux dirigeants européens qui ne défendent plus du tout leur peuple et sont d’une médiocrité absolument consternante, Poutine qui est dans le temps long et qui est un fin renard s’est préparé pendant 8 ans à ce qui arrive.
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Comme les gauchistes ne comprennent jamais rien à rien, Biden va sortir un peu redoré de sa présidence absolument désastreuse, mais il a fait une erreur géopolitique absolument gigantesque en poussant la Russie dans les bras de la Chine. Il ne faut absolument RIEN croire de ce que disent les médias mainstream aussi « impartiaux » et « informés » que durant la crise Covid.
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La Grande perdante de cette histoire va être l’Europe, on en reparle dans six mois si les atlantistes continuent dans cette hystérie guerrière et manichéenne.
« Selon le ministère de la Défense ukrainien »…….Franchement, soyez sérieux.
Soyez sérieux, donnez-nous la version du gouvernement russe, la seule adoubée par les lecteurs de Contrepoints !
Quand on vous donne des liens de spécialiste occidentaux, vous vous contentez de cliquer sur le -1 et pas le lien.
Le simple bon sens permet de comprendre les arguments développés dans l’article et leur pertinence. Sauf que si la Russie est dans cet état de déliquescence par la faute de son dictateur, et que son armée n’arrive pas à ses fins de manière « conventionnelle », on peut craindre le pire d’un dictateur poussé dans ses derniers retranchements pour garder le pouvoir. Tous les chasseurs vous diront qu’un sanglier blessé et acculé est extrêmement dangereux! Si Poutine prend conscience que sa stratégie à échoué ( pour les raisons développées dans l’article), il pourrait être tenté de presser le petit bouton rouge! C’est sans doute cela, la crainte de l’OTAN à intervenir de façon musclée?
Mais poutine n’est pas encore acculé comme un sanglier blessé. L’opération semble avoir copieusement foiré autour de kiev, et l’avancée au sud semble stoppée mais pour le reste, autour du dombass, c’est pas encore la berezzina et c’est cette partie qui l’intéresse le plus. En bon joueur d’échec il arrêtera la partie quand il n’aura plus rien a gagner, et ce n’est pas encore le cas.
De plus avant d’en arriver au nucléaire, il a les moyens lourds de mettre de bonnes claques à zelensky pour terminer le conflit dans la configuration qui l’arrange, il peut même en mettre à l’OTAN, et ce sans nucléaire.
Le mec le plus dangereux c’est pas poutine mais Biden. Si poutine lui explose quelques porte avions ou quelques bases, c’est lui qui risque de presser le bouton en premier. Et la ce sera la fin…
Oui oui, Poutine va attaquer des porte-avions américains (ce qui l’aiderait beaucoup sûrement…) et Biden ne rêve que de cette occasion pour déclencher le feu nucléaire.
Vous en avez d’autres comme ça ?
Si les porte avions américains l’attaquent suite au franchissement d’une pseudo « ligne rouge » pk pas. Mais c’est pas pour tout de suite, les américains n’ont pas de porte avions à portée de zircon dans cette zone…
Si biden rêve de cela alors il est encore plus cinglé qu’il ne parait.
Le simple bon sens permet de comprendre les arguments développés dans l’article et leur pertinence. Sauf que si la Russie est dans cet état de déliquescence par la faute de son dictateur, et que son armée n’arrive pas à ses fins de manière « conventionnelle », on peut craindre le pire d’un dictateur poussé dans ses derniers retranchements pour garder le pouvoir. Tous les chasseurs vous diront qu’un sanglier blessé et acculé est extrêmement dangereux! Si Poutine prend conscience que sa stratégie à échoué ( pour les raisons développées dans l’article), il pourrait être tenté de presser le petit bouton rouge! C’est sans doute cela, la crainte de l’OTAN à intervenir de façon musclée?
Cet article au titre accrocheur et aux sources contestables témoigne d’une réelle incompétence de son auteur pour analyser une stratégie militaire articulée sur des objectifs politiques ! Bien au contraire de ce qui est présenté ici comme une évidence, il apparaît que les cibles atteintes au cours de ce premier mois de combat ont été identifiées et traitées comme les plus déterminantes pour paralyser les capacités ukrainiennes sur les registres militaires et économiques (opérateurs d’importance vitale) ! Si certains éléments de cet article méritent considération, la méconnaissance de l’historique de ce drame combinée à une détestation manifeste de l’agresseur conduisent son auteur à idéologiser de manière excessivement trompeuse une situation dont l’histoire analysera vraisemblablement autrement ! Un article de même facture aurait été apprécié sur les leçons involontaires de stratégies d’autres belligérants dans le monde ….
Article de propagande ukrainienne … Sinon pour la stratégie russe, il suffit d’écouter Poutine qui l’explique depuis le début de l’intervention.
Et quelle « stratégie » ! 10000 morts côté russe dont de nombreux officiers ! La Russie est partie la fleur au fusil en Ukraine.
La Russie reste une des premières puissances nucléaires au monde, en même temps qu’un membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU. Et elle a le soutien implicite de la Chine, elle aussi puissance nucléaire et membre permanent du même Conseil.
Il vous faut autre chose ?
« Et elle a le soutien implicite de la Chine »
Soutien de très loin qui commence à s’éroder au vu des performances de l’armée russe. A prendre avec des pincettes, mais les chinois auraient même entrepris des discussions avec les américains sans en parler aux russes…
Si Poutine devenait assez fou pour déclencher son arsenal nucléaire (très improbable), l’engagement de la Chine à ses côtés demeure du domaine de l’irréaliste !
La chine ne va pas s’engager (complétement inutile) mais lui assurera le remplacement de ce que lui procurait l’occident et c’est tout ce qu’il a besoin.
Même s’ils ne s’aiment pas ils ont tout les deux un intérêt commun: la fin de la suprématie des Américains sur le monde. La Russie va alimenter la chine en matières première et énergie bon marché en échange d’un soutien. (pour faire bref, les produits « made in china » que lui vendaient l’occident en échange du gaz lui seront maintenant directement vendus par les chinois…)
Il est probable qu’en dessous de tout cela il y ait une stratégie à long terme déja discutée entre eux.
La vision long terme pour nos mauvais dirigeants des démocraties occidentales c’est l’échéance électorale. (pour Macron c’est même J+13 actuellement… ) Pour les dictateurs comme le chinois ou potine , c’est beaucoup plus.
Le soutient ne s’érode absolument pas et il n’est absolument pas « fou », le narratif des médias mainstream est aussi crédible que celui sur le Covid.
Dans les années 80 tout le monde avait des bases de géopolitique qui semblent avoir totalement disparu de la population générale, et encore plus grave des dirigeants occidentaux.
« Le soutient ne s’érode absolument pas »
A d’autres. La Chine ne se mouille pas trop concernant la Russie lors des votes à l’ONU. Elle n’ira jamais s’engager dans une guerre aux côtés de la Russie si elle n’y a aucun intérêt.
« et il n’est absolument pas « fou » »
Ce n’est pas ce que j’ai dit. Relisez.
« Dans les années 80 tout le monde avait des bases de géopolitique »
Oui oui, c’était mieux avant. Avant les russes étaient les antagonistes. Maintenant, ce sont des libérateurs menés par un guide providentiel.
Certes la guerre n’est pas une vertu libérale et le système Poutine ou plutôt russe ne l’est pas non plus.
Mais pour l’analyse de la situation, je ne sait pas d’où l’auteur tient ses renseignements, ceux des médias mainstream ou de nos politiques…qui finissent pas apparaitre assez grotesques.
Pourtant, il y a d’autres sources et surtout d’autres approches plus factuelles, ne serait-ce que celles de nos propres services de renseignement…
Ce que déplore par exemple, un ancien Colonel des Services de Renseignements Suisses qui livre une analyse :
https://www.medias-presse.info/un-ancien-colonel-des-services-de-renseignements-suisses-livre-une-analyse-interessante-de-la-situation-militaire-en-ukraine/154132/
« cette campagne restera un exemple stratégique pour très longtemps »
Un exemple comparable aux russes en Afghanistan.
Les objectifs russes ne sont pas clairs pour eux-mêmes, et leurs pertes se chiffrent à environ 10000 morts. Vous appelez ça un succès ?
Avec les russes il est plus prudent d’attendre la fin pour tirer des conclusions.
En 42 tout semblait perdu, trois ans plus tard, ils venaient à bout du 3e reich ayant détruit 80% de l’armée nazie.
Et avant cela, en 1940, les russes subissaient un désastre militaire avec la Guerre d’Hiver, qu’ils avaient eux-mêmes déclenchée : une « victoire » pour les russes certes, mais des pertes colossales de très loin supérieures à la Finlande. On se dirige en plein vers ce scénario.
ça rappelle l’armée Tzariste qui devait laminer l’armée Allemande !
@aragorn
desolé mais cette campagne est un echec pour la russie.
Bien que personne ici ne connaisse precisement les buts initiaux de Poutine a son entree en guerre on peut les deduire de ses discours et de l attaque initiale
– eliminer le gouvernement ukrainien (d ou l attaque sur un aeroport proche de kiev) et le remplacer par un gouvernement fantoche
– controler sinon tout du moins une grosse partie de l ukraine (d ou l attaque dans le sud)
– faire peur aux autres pays pour qu ils ne rejoignent pas l otan voire faire s effondrer l otan si les USA se degonflent
Quels sont les resultats ?
– les russes ont de nombreuses pertes au point de recentrer leur attaque sur la conquete du Donbass uniquement
– les ukrainiens se sont soudés autour de leur gouvernement (meme les russophones) et offrent une resistance opiniatre
– le materiel « victorieux » n est pas le materiel russe mais les missiles de type javelin utilisé par les ukrainiens
– l otan a ete ressucite alors qu il etait en mort cerebrale
– l economie russe n est pas prete de se remettre de l embargo de l UE et USA. Ils peuvent certes brader leur petrole a d autres (par ex l inde) mais c est moins remunerateur. pour le gaz c est pire, ils n ont pas de pipe line pour l exporter ailleurs qu en europe. et comme l ecrit l article, comment avoir une armee puissante avec une economie a la ramasse ?
PS:
– en 1 mois l armee allemande nous avait mit une branlee en 40. donc c est tout a fait possible (et les panzers de Guderian etaient loin de representer la majorite de l armee allemande)
– les russes ne font pas de tapis de bombes avec de l aviation mais pilonne a l artillerie. c est juste une difference semantique (vous etes tué par un obus au lieu d une bombe). Pour ceux qui nient la matraquage russe, allez voir les photos satellite de marioupol. A ce propos, le tapis de bombe c est le signe d une armee technologiquement depassée. les occidentaux ont des bombes/missiles guidés qui permettent de detruire l objectif sans envoyer 1000 bombes en esperant qu une touche la cible (ce qui etait la technique en 1944)
« en 1 mois l armée allemande nous avait mit une branlee en 40. »
Si poutine avait le même but que les nazis, en un mois kiev et toutes les villes ukrainiennes seraient rasées par des bombes thermobariques et on pourrait alors parler de « tapis de bombes ».
Ils ont très peu recours a l’artillerie lourde, pour l’essentiel c’est des chars et armes légères d’où la difficulté, notamment à Kiev qui leur est largement hostile.
Il y a très peu d’infos de la bas à part la propagande de Kiev. et les images sont limitées à des petits secteurs. La manipulation va bon train. Peu de reporters « indépendants » sont allés sur place. Y a ça mais c’est pas fabuleux: https://www.youtube.com/watch?v=EuThLVgXcrE
Cela rappelle aussi l’échec de l’UE, qui s’est fait pisser dessus aussi bien par la Russie que par l’Ukraine… Au commande de la diplomatie européenne, M. Borrell.
C’est surtout les américains qui vont nous « pisser dessus » en nous privant des matières premières russes, du commerce avec la Russie et en bonus nous vendre hors de prix leurs excédents de gaz de schistes… L’ukraine = Zelensky = les Américains… Bravo…
Et dites-nous dans quel avenir proche l’Ukraine allait véritablement intégrer l’OTAN alors qu’elle n’en réunissait absolument pas les conditions ?
Cela fait un mois qu’on entend ad nauseam que l’armée russe est foutue, qu’elle s’essouffle, fatigue, qu’elle accumule erreur sur erreur, échecs sur échecs, qu’elle perd des hommes et matériel en quantité, matériel obsolète d’ailleurs (photos obligeamment fournies par l’armée ukrainienne bien sûr) témoin de la médiocrité russe (et en aucun cas un témoin de la médiocrité militaire ukrainienne ne nécessitant pas du matériel high tech pour être battue) , que ses gains territoriaux n’en sont pas vraiment, qu’elle recule même en avançant, que le recul de l’armée ukrainienne n’en est pas vraiment un et n’est bien sûr que transitoire, que les villes que les russes encerclent sans chercher à les investir est la preuve de la faiblesse russe et en aucun cas une stratégie voulue économisant homme et matériel en mettant l’armée ukrainienne en restriction dans chaque ville ainsi verrouillée.
Bien sûr, l’encerclement de 10aines de milliers de militaires ukrainiens à l’est de l’Ukraine face au Donbass n’est en aucun cas une réussite russe et n’est que temporaire. Le verrou Marioupole tombe et la mer d’Azov est entièrement russe mais.. on n’en parle plus car sans intérêt stratégique, n’est-ce pas?
Bref d’échecs en erreurs, de retraites honteuses en avancée minimes et désorganisées, de tirs inefficaces en objectifs jamais atteints, de stratégies mal pensées (selon les stratèges occidentaux de salon) en tactiques inadaptées, la Russie gagne progressivement et inexorablement du terrain en Ukraine permettant de recouvrir la totalité du territoire du Loudansk et quasi-totalité du Donbass, et de progresser sans interruption sur la moitié est de l’Ukraine tout en verrouillant l’ouest du pays.
Heureusement que l’Armée russe est en échec. Qu’est-ce que cela aurait été si elle avait été en réussite! 🙂
poutine est un autocrate..l’important est ce que les russes voient..
son seul problème c’ets les morts… car ils se voient;.
couper des liens de com avec les occidentaux est une aubaine pour lui..
le but de poutine n’ets pas l’ukraine mais le pouvoir et limage vis à vis des russes..
ce qui importe est ce que les russes voient , là est le vrai théatre de guerre et là est où il peut perdre..
Non non, rassurez-vous, j’ai bien lu votre « analyse de spécialistes ». Ce qui me pose problème, c’est qu’au-delà des spécialistes, pas une ligne n’est sourcée ou documentée. Il faut tout prendre pour argent comptant.
Ce qui me pose problème, c’est qu’au-delà des spécialistes, pas une ligne n’est sourcée
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C’est ce que je disais, vous n’avez ni la culture géopolitique, ni la capacité de vérifier et vous informer correctement. C’est du chinois pour vous.