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Chevènement (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)
Chevènement (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)
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Le « Ché » contre les candidats sauvageons

L'éternel candidat marxiste souverainiste ne nous déçoit pas, il sera des nôtres pour les réjouissances de 2012.

On s’en rappelle peut-être peu mais Jean-Pierre Chevènement, du temps où il avait un poids politique, était affectueusement surnommé « le Ché » par ses suiveurs.

Grande nouvelle: il se présente !

Au bout du compte, depuis que le monde est monde, le Ché se présente, et, en fait, on ne voit pas bien pourquoi ça n’aurait pas été le cas en 2012. Et en 2017.

Dans le court pitch qu’il a donné au journal de France 2, il met en avant deux raisons pour cette candidature, une bonne et une mauvaise.

La mauvaise ne nous surprendra pas, puisque c’est chez lui une éternelle obsession : pourrir la monnaie, la dégrader, c’est-à-dire diminuer les valeurs de toute l’épargne que tous les Français ont accumulée, et réduire le pouvoir d’achat de tous ceux qui n’ont pas de manières d’augmenter leurs revenus (et ils sont nombreux). Jean-Pierre Chevènement, ennemi de toujours du Franc fort, veut dévaluer la monnaie, c’est-à-dire relancer l’inflation. Comme déjà dit, ça, on le savait. Son dernier mot sur son lit de mort sera « inflation ».

La raison qu’il donne pour justifier ce choix désastreux est de réindustrialiser la France. Nous savons ici ce qu’il faut penser de ce sophisme de désindustrialisation en premier lieu, et donc du sérieux à prêter à cette croisade.

La deuxième raison que donne « le Ché » est plus sensée – de plus en plus chaque jour qui passe : c’est la question de l’euro, et le danger intrinsèque que représente la structure même de cette monnaie unique pour les Français et tous les habitants de l’Europe. Les candidats UMP-PS (certains diraient UMPS) étant sur ce point unis sous l’emprise de la force hideuse de l’UE, on ne peut que se réjouir de voir un nouveau candidat prendre ce thème comme pilier de sa campagne. Toute autre candidat qui espérait tirer toute cette couverture à lui se voit donc désormais obligé de se faire entendre encore plus fort. Bref, un certain débat sur cette question, et sur celle plus large de l’intégration européenne, aura peut-être la chance d’être entendu dans la cacophonie à venir.

Enfin, cette campagne a enfin trouvé son doyen, son digne senior au panache blanc. Et comme on sait qu’il est prompt à s’agacer sur les jeunes, qu’il n’hésite pas à qualifier de sauvageons, on frémit d’impatience à le voir bientôt remonter les bretelles de l’inflation des gamins qui vont se chamailler sous ses yeux pour la victoire finale.

Hasta la victoria siempre.

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Contrepoints

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