Par le Parisien libéral.
Le 7 octobre dernier, le président Hollande a affirmé au parlement Européen que la France ne voulait plus de l’entre-soi qui prévaut actuellement en Europe, qui n’est ni une union de nations libres, ni un État fédéral dans lequel la France ne serait qu’un État fédéré. Pourtant, en ce moment même, l’exécutif nommé par le même président Hollande présente un budget en totale contradiction avec le traité de Maastricht, pour ne citer que lui. Est-ce que les députés, dont la première mission est de voter le budget, vont, à « droite » comme à gauche, rejeter ce budget non pas par dogmatisme ou par tactique politicienne, mais parce qu’il prévoit 3.3% de déficit en 2016 par rapport au PIB (30% de déficit des dépenses de 374 Mds € par rapport aux recettes de 286 Mds€), 374 milliards d’euros de dépense de l’État en 2016 contre 366 milliards en 2015 et que, surtout, il traduit le fait que le gouvernement estime légitime de s’occuper d’autre chose que de police, justice, armée et diplomatie ? Les députés vont-ils dire à leurs électeurs que ce qu’ils s’apprêtent à voter correspond à un ménage qui gagnerait 2000 euros par mois mais en dépenserait 2600 euros, tout en ayant une dette de 167 000 euros ? Et si encore, face à ces dépenses, les services publics étaient au top niveau. Mais qui peut affirmer cela ? Les usagers du RER ou de tout train non TGV ? Les justiciables ? Les Français qui ne se soignent plus ? Les jeunes sans qualifications que le système scolaire produit en nombre croissant ?
Dans ce contexte, les députés poseront-ils à l’exécutif les questions au gouvernement (QAG) suivantes ?
Question au Premier ministre, Manuel Valls

Question au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius
Monsieur le Ministre, la France fait la guerre aux 4 coins du monde, souvent au nom des Droits de l’Homme, ce qu’elle n’hésite pas à faire savoir, comme l’a encore rappelé le président Hollande devant les députés Européens la semaine dernière. Or, la France est aussi le pays qui a adopté la Loi Renseignement. Comment, en Chine, en Arabie Saoudite ou ailleurs, pensons-nous, comme le rappelle le député EELV Yves Contassot, porter la parole des Droits de l’Homme si nous ne sommes pas capables de les appliquer chez nous en France ?


Question à la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, Najat Vallaud-Belkacem

Question au Garde des sceaux, ministre de la Justice, Christiane Taubira

Question à la ministre déléguée, chargée des Français de l’étranger, Hélène Conway
La majorité des Français de l’étranger ne comptent pas revenir en France en raison des difficultés de réintégration qu’ils imaginent trouver. Pouvez-vous expliquer à votre collègue des finances, Michel Sapin que ce n’est pas en insultant les Français de l’étranger, par ailleurs souvent des gens dynamiques du point de vue économique, qu’il les fera revenir ?
Question au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian :

Question à la ministre des Affaires sociales, de la Santé, Marisol Touraine

Question au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve
Monsieur le Ministre, le 6 septembre 2010, le Parti Socialiste, par la voie de David Assouline, pensait que la déchéance de la nationalité pour certains criminels ne servait à rien. Aujourd’hui, c’est vous, un socialiste, qui demandez la déchéance de nationalité française de cinq terroristes. Que s’est-il passé, Monsieur le Ministre ? Rendez-vous un hommage tardif au prédécesseur de François Hollande, ou bien admettez-vous votre propre dérive vers les thèses « d’extrême droite », preuve de la non-efficacité du numéro vert mis en place par le gouvernement pour signaler les cas de radicalisation ?
Question au ministre des Finances, Michel Sapin
Monsieur le Ministre, même votre propre majorité souligne « l’imprécision » du budget et des propositions d’économie que vous proposez. Monsieur le Ministre, allez-vous enfin respecter le parlement, en présentant des chiffres sincères ?
Question au Secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies
Monsieur le Ministre, chacun convient du fait que l’objectif de réduction du nombre de morts sur les routes en France est une nécessité impérieuse. En revanche, les moyens annoncés le 2 octobre 2015 par le comité interministériel de la sécurité routière présidé par le Premier ministre font peur, comme le note la Ligue des Droits de l’Homme. Le gouvernement prévoit de créer un fichier des véhicules assurés couplé avec un système de lecture automatisé des plaques d’immatriculation, ainsi que l’utilisation de drones « au service de la sécurité routière ». Enfin, vous proposez d’étudier la possibilité de croisements de fichiers, dont le fichier d’état civil. La Ligue des Droits de l’Homme a d’ores et déjà assuré qu’elle resterait vigilante afin que ces mesures soient mises en Å“uvre en respectant les libertés individuelles. Mais que faut-il penser, Monsieur le Ministre, de cette implémentation de techniques militaires dans un contexte civil ?
Question à la secrétaire d’État au Commerce et à l’artisanat, Martine Pinville
Les Français ont soif de liberté. Leurs attentes convergent, qu’ils soient entrepreneurs, indépendants ou salariés. Moins de charges, moins de normes, moins de règles et de monopoles, plus de concurrence, plus de flexibilité et d’autonomie. Comme le propose le Parti Libéral Démocrate, pourquoi ne pas permettre aux salariés de contourner les corps intermédiaires archi-minoritaires qui bloquent les accords et refusent de se remettre en question en leur confiant des outils d’expression directe tels que le referendum d’entreprise en première instance ? Libérons les salariés du monopole syndical !
Au-delà même de la mission des députés, qui consiste aussi à  contrôler l’exécutif en plus de voter les lois, l’opposition au gouvernement devrait venir avant tout de la gauche. Hollande a-t-il été élu pour ce spectacle d’une France sous pression et non pas apaisée (affaire Air France) ou pour mener des guerres « antiterroristes » à l’image de celles de G. W. Bush, contrôler les chômeurs ou bafouer les conclusions des enquêtes publiques en matière de nouvelles lignes TGV ?
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8 réponses
Je tiens à rappeler aussi que Ségo est incident diplomatique avec le Japon à elle toute seule. Le nomer aux affaire étrangères est une connerie monumentale.
C’est sur que l’on entendra pas ces questions ! Et c’est bien dommage car les réponses entraineraient une grosse bouffée de rires !
Que faisait donc l’apparatchik Pascal Boniface à côté de Najat B-K ?
Y a-t-il collusion entre l’IFRI et nos énergumènes de l’enseignement décadent ?
L’éducation nationale et Pascal Boniface partagent la même haine d’Israel.
Dans les deux cas, ce sont deux éléments importants de propagande anti israélienne en France (avec les médias en particluier l’AFP).
Moi, ce que je me demande c’est si Boniface et l’IFRI ne sont pas financé par les monarchies du golfe. Car l’immense majorité d’instituts de ce genre et d’experts anti israéliens sont financé par les monarchies du golfe. Quand un « expert » prends des positions anti israéliennes, il ne faut en général pas chercher très loin pour comprendre ses positions (il faut soit regarder du côté de son idéologie (autrement dit c’est un idéologue gauchiste) sot regarder du côté de son financement. Parfois, c’est les deux à la fois).
A transmettre de toute urgence à chaque député: on ne sait jamais, par mégarde un distrait peut se tromper de texte lors de sa lecture en séance …
« Les Français ont soif de liberté »
Vu les résultats de la dernière présidentielle (36 millions de voix pour les deux officines liberticides nationales-socialistes), ça m’étonnerait. Les libéraux font très souvent cette erreur de diagnostic : les gens ne veulent pas la liberté, ils veulent la fausse sécurité que procure l’esclavage. A Rome, les esclaves ne se baladaient pas avec des chaines, ils n’en restaient pas moins des esclaves.
Sinon, très bon article, comme toujours.
Bon article. sauf pour Taubira, l’auteur aurait pu poser une meilleur question en lien avec sa politique laxiste qui a coûté la vie à un policier et qui produit des évasions en masse
L’autre chose avec laquelle je suis en désaccord avec l’article c’est la question au ministre de la défense. Désolé mais à partir du moment où quelqu’un part faire le dijhad en Syrie avec l’EI, on ne peut pas vraiment dire qu’il s’agit d’un acte préventif car la personne a déja commis un acte terroriste.