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calepin et stylo
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Lecture : 2 minutes

Lettre aux hommes

Un poème pourra-t-il convaincre votre cœur que le mal est en marche déguisé en sauveur ?

Par Tonvoisin.

 

« Mon cœur s’est noyé dans l’océan de tes rêves !

Au loin, le temps, la vie des vagues silencieuses,

se brisait en cadence sur l’absence de trêve

Et le monde riait ! La folie est joyeuse !

 

J’aurais vécu pour rire dans un monde à pleurer

sans mépriser mes juges de ma peine cruelle

Enfant je suis, enfant je meurs. Me faut-il expliquer ?

La tristesse des autres est ma seule étincelle !

 

Je me croyais vivant et soudain je suis mort !

Gloire à mes assassins, qui ont sali mon âme,

les plaines de mes pensées, mon unique trésor

courent dans des lendemains inconnus des infâmes !

 

Ignorant par principe du travers des hyènes

ma lanterne brisée, je titube dans l’espoir

de ne pas m’être perdu dans la nature humaine

un sourire cicatrice comme dernier territoire

 

À rêver de partir sans savoir où aller…

On traverse la vie, et la vie vous transperce

Mes combats inutiles, qu’importe de les gagner ?

Je n’ai vaincu que moi ! Ce monde n’est qu’ivresse.

 

Il se tient devant vous l’Amazigh fatigué !

les mots n’arrêtent rien ! Le drame se prépare !

À l’ombre des silences et des infatués,

la vérité se terre à l’abri des regards !

 

Un poème pourra-t-il convaincre votre coeur

que le mal est en marche déguisé en sauveur ?

un poème pourra-t-il faire taire votre peur ?

hurler à mes côtés pour sauver le bonheur ?

 

Le bien alimente le mal, s’en pensant exempté

la propagande violente altère la raison

elle transforme les hommes en produits exaltés

des hommes vont mourir, ils n’auront pas de noms

 

Ceux qui décident les guerres ne partent pas au combat

et la guerre se rapproche comme solde de tout compte

de peuples « insupportable »s qui réclament l’équitable

La troisième guerre mondiale, elle se fera sans moi !

 

Je ne reste debout que par mépris des balles !

Pour clamer ma tristesse devant l’inconséquence

Je demeure vivant en quête d’idéal

Si les hommes sont fous. Toutes mes condoléances !

 

Amen Tonvoisoin

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Auteur invité

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Une réponse

  1. Oui, « Ceux qui décident les guerres ne partent pas au combat ». S’ils y allaient, ils réfléchiraient sans doute avant de les déclarer. Merci pour votre émouvant et si juste poème.

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