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Emmanuel Macron au forum de Davos en janvier 2016
Emmanuel Macron au forum de Davos en janvier 2016 (Crédits : World Economic Forum, CC-BY-NC-SA 2.0)
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L’ombre de Macron sur les primaires

Emmanuel Macron dérange à gauche comme à droite, et promet de bousculer un peu des primaires qui ne brillent pas par leur attachement à la liberté.

Par Jacques Garello.

L'ombre de Macron sur les primaires
Emmanuel Macron au forum de Davos en janvier 2016 (Crédits : World Economic Forum, CC-BY-NC-SA 2.0)

Les primaires à gauche sont assez troublantes et troublées. D’abord parce qu’elles changeront de caractère suivant la décision de François Hollande de se représenter ou pas, décision, qui interviendra en décembre, mais le comportement actuel du Président ne laisse pas grand doute. Ensuite parce que l’ombre de Macron plane sur le ciel de la gauche ; elle s’est épaissie depuis que le fringant énarque a confirmé qu’il n’était pas socialiste. Enfin parce que les deux candidats déclarés ces derniers jours sont candidats sans l’être tout en l’étant. Harcelés par Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV, Cécile Duflot a concédé que d’autres candidatures vertes se révèleraient peut-être et remettraient en cause son engagement personnel, tandis que Montebourg ne sait pas s’il acceptera les primaires, ou s’il sera directement candidat en mai 2017, ou s’il se retirera d’ici là. Tous deux ont évidemment assassiné François Hollande, mais sans le vert langage de Mélenchon.

Sarkozy arrive à droite

Les primaires à droite se sont enrichies de l’entrée en scène de Nicolas Sarkozy, qui présente sa candidature à l’occasion de la sortie de son livre Tout pour la France. Comme il fallait s’y attendre, c’est la sécurité et la souveraineté qui constituent le noyau dur du programme, c’est directement l’électorat populiste et patriotique qui est ciblé, c’est-à-dire la clientèle de Marine Le Pen. Le style volontairement agressif permet aussi de se démarquer du syncrétisme de Juppé et de la « France heureuse ». C’est une France en guerre qu’il entend sauver. Mais les deux leaders ont en commun de se démarquer explicitement des principes libéraux : réformistes de surface, ils veulent renforcer les missions régaliennes, mais en renforçant l’État, au lieu de le délester.

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Jacques Garello

Jacques Garello, est Professeur Émérite à l’Université Aix Marseille, Président d’honneur de l’ALEPS, directeur de la publication de la Nouvelle Lettre (www.Libres.org). Dernier ouvrage paru : « Le Vote Libéral », Libréchange éd., septembre 2016.

4 réponses

  1. A quand un grand partie démocrate qui irait de Juppé à Macron en passant par Bayrou, Royal et NKM ?
    D’un point de vu idéologique, il n’y a pas de différence significative. Tous ce monde se chamaille uniquement pour des raisons électorales.

  2. « réformistes de surface, ils veulent renforcer les missions régaliennes, mais en renforçant l’État, au lieu de le délester. »
    justement , ce que l’on reproche a l’état est …sa faiblesse dans ses missions régaliennes . on ne veut pas moins d’état mais de meilleurs services rendus par l’état tel qu’il est aujourd’hui , une meilleure efficacité entrainera une diminution de son périmètre d’intervention , on ne peut pas faire bien 36 choses a la fois…….
    reste a savoir si l’un des candidats a cette vision de l’avenir de l’état ou simplement tient un discours a portée électorale uniquement puis fait dans la continuité , c’est a dire s’occuper de sa petite personne et ne rien faire d’autre qu’écouter les « conseillers » et les « cartomanciennes » le plus souvent déjantés et manipulateurs voir des escrocs .

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