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batiment principal de l'hôpital Pontchaillou (Crédits Electzik licence Creative Commons)
batiment principal de l'hôpital Pontchaillou (Crédits Electzik licence Creative Commons)
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Médicaments détruits au CHU de Rennes : la faute à une législation trop contraignante ?

En voulant sur-protéger, la réglementation interdit d'aider les ONG qui auraient besoin de médicaments et oblige les hopitaux à la destruction des médicaments encore valables.

Par la rédaction de Contrepoints.

Bâtiment principal de l'hôpital Pontchaillou (Crédits Electzik licence Creative Commons)
CHU de Rennes

Le CHU de Rennes a admis dans la presse locale qu’il détruisait 30 000 € de médicaments encore valables chaque année depuis quatre ans. La faute à une législation sur la sécurité des produits « extrêmement contraignante » selon André Fritz, président de l’établissement cité par Pourquoidocteur.fr.

Pour le docteur Bernard Kron que nous avons interrogé : « cette destruction doit d’abord être remise dans le cadre général, des normes, des accréditations et du principe de précaution que les chiraquiens ont eu la folie de mettre dans la Constitution. Trop d’Impôts tue l’impôt, trop de normes est illusoire et coûteux. Pour  les médicaments les problèmes sont du même ordre. La date de péremption atteinte ne veut pas dire que le médicament est inefficace ou dangereux ». Surtout, la réglementation interdit de donner les excédents de médicaments de l’hôpital, même encore valables, à des associations : « La délivrance de médicaments non périmés à des structures ONG ne peut être effectuée que par l’industrie pharmaceutique et non par l’hôpital. »

img contrepoints406 médicamentsAutrement dit, en voulant sur-protéger, la réglementation interdit d’aider les ONG qui auraient besoin de médicaments, oblige à leur destruction et empêche le traitement des personnes qui auraient pu en bénéficier.

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Contrepoints

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9 réponses

    1. Bonjour
      Info du syndicat SUD, qui dénonce le PPP. Manoeuvre du syndicat? Dysfonctionnement du capitalisme de connivence? Ou un peu des deux?

      1. Sans rechercher qui en est responsable, il convient de constater qu’une gestion qui détruit autant de médicaments inutilisés est forcément mal organisée.

        1. Bonjour MichelO
          30 K€ sur combien de M€ de medicament
          Déjà le CHU parle de 2M€ de médicaments qui sont récupérés et de 0.03% du budget de la pharmacie (100M€).

          1. Sans doute, mais personne ne nous dit pourquoi on détruit des médicaments encore valables, s’il y a une bonne raison, pourquoi ne pas la donner et couper court à la polémique ?

          2. He ho
            ils disent dans l’article, des unités de 10€ cad 3000 boites soit 10 par jour.
            Bon tous système a tjs des frictions des erreurs, des déchets. 3 pour 10000 c’est peu.
            La bonne raison est dans l’article, cela couterait plus cher à réintégrer les médoc que de les jeter.

      2. J’ai mis le lien pour attirer l’attention sur ces enfoirés !
        Ceci dit, le PPP aurait pu être un système parfait de financement mais dévoyé par la connivence/corruption dès ses premiers pas.
        Par exemple, la région a besoin d’une route de A à B ; appel d’offre sous PPP et si le deal est rentable nous aurons des candidats pour financer et prendre des risques sinon rien. Le système est dévoyé car si le projet n’est pas rentable il sera compensé par le contribuable.

  1. on détruit bien la nourriture  » périmé  » des grandes surfaces , pourquoi pas les médocs ? la france , entre autre , est le pays du gachis ;

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