Peu de Cubains ont été surpris que l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur soit devenu le « dauphin » du régime.
Par Yoani Sánchez.

La désignation du numéro deux de la Nomenklatura cubaine a probablement été plus commentée et discutée à l’extérieur du pays qu’à l’intérieur. En partie parce que depuis plusieurs mois les médias nationaux suggéraient déjà, par leur constante allusion à cet ingénieur de 52 ans, que celui-ci pourrait devenir le successeur de Raoul Castro. De sorte que peu de personnes ont été surprises que l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur soit devenu depuis dimanche le « dauphin » du régime cubain. L’horloge biologique a placé les octogénaires qui gouvernent la plus grande des Antilles à une croisée des chemins : ou bien vous transmettez l’héritage maintenant ou bien vous le perdez pour toujours semblent dicter les aiguilles de l’histoire. Ainsi l’option s’est portée sur une figure plus jeune de façon à conserver la ligne successorale. Leur choix est basé sur le fait qu’ils font confiance en la fidélité et la maniabilité de Diaz-Canel, piégé entre l’engagement vis-à-vis de ses supérieurs et la conviction de son faible pouvoir réel.

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Sur le web.
Traduction : Jean-Claude Marouby.
Une réponse
Espérons que le phénomène vécu en Espagne après la disparition de Franco puisse trouver une certaine similitude d’avec ce qu’y réalisa le roi Juan Carlos ?
Mais parmi les régimes vérolés par les communistes partout dans le monde et le poids de la nomenklatura enkystée depuis plus de 50 ans à Cuba, le défi restera considérable. D’autant que la population s’y est résolue à la subordination et à la résignation ?
A des spécialistes locaux de nous commenter ce que sont les espoirs !
Merci de l’article