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By: <a href='https://www.flickr.com/photos/simajr/5203019828/' target='_blank'>sima dimitric</a> - <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">CC BY 2.0</a>
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Les pays où il fait bon vivre sont libéraux

Les pays qui précèdent la France dans le classement du World Happiness Report 2017 sont, dans leur grande majorité, des pays où l’État est réduit au minimum.

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Dans le classement World Happiness Report (2017), la France se situe à la 31e place sur 126 pays. Plus que le PIB par habitant, le rapport tient compte des réponses faites par les personnes sondées ainsi que de critères comme la qualité de la vie, la santé, etc. Au-delà de cette – mauvaise – place, ce qu’il est intéressant de remarquer, c’est le fait que les pays qui précèdent la France sont, dans leur grande majorité, des pays où l’État est réduit au minimum.

Des pays libéraux en tête de classement

Certains peuvent être considérés comme « ultra-libéraux », ainsi des pays comme Singapour, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Luxembourg ; d’autres, comme des pays où l’on a bien réformé le secteur étatique : l’Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas, Israël, le Canada, l’Irlande, le Chili…

Le même rapport réalisé par des universitaires (John F. Helliwell, Canadian Institute for Advanced Research et Vancouver School of Economics, Richard Layard, Director, London School of Economics, Jeffrey D. Sachs, Columbia University) propose aussi un classement des pays pour ce qui est du « Bonheur au travail ».

Pas besoin de code du travail ou de syndicats pour bien vivre

Quelle surprise ! Là aussi, la France est en milieu de classement et ceux qui arrivent en tête sont aussi les pays avec le marché du travail le plus flexible : les États-Unis, le Royaume-Uni, le Danemark… Ni le code du travail, ni les syndicats ne contribuent au bonheur des Français sur leurs lieux du travail. Pourquoi ne pas s’en débarrasser ?

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Image de Nicolas Lecaussin

Nicolas Lecaussin

Directeur du développement de l’IREF, Nicolas Lecaussin est diplômé de Sciences-po Paris, ancien président de l’iFRAP (Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques), fondateur de Entrepreneur Junior et auteur de plusieurs ouvrages sur le capitalisme, l’État et les politiques publiques. Dernier livre publié : "L’obsession antilibérale française".

19 réponses

  1. Le libéralisme ne consiste pas à supprimer les lois, mais à leur soumettre toutes les parties. Ce qui n’est pas le cas en France, où les syndicats sont « hors la loi », intentionnellement. « Ils » trouvent, d’ailleurs, que ce n’est pas encore assez, et voudraient étendre l’impunité à ce qui relève du droit commun.
    Il faudrait, au contraire, donner un cadre légal complet à ces représentations des salariés (ou professionnels). Qu’ils puissent être contestés en justice par leurs victimes, cotisants inclus.

    1. le cadre légal existe. C’est la volonté d’appliquer qui fait défaut (comme dans tous les domaines en France).

  2. Comment un pays colberto-marxisant peut-il l’accepter ou même le concevoir?

  3. Au final c’est la liberté qui rend heureux et non l’Etat. Ce scoop devrait faire la une de tous les journaux et inspirer les hommes politiques et ceux qui peuplent nos administrations… si tant est que ces gens s’intéressent au bonheur des citoyens.

    1. « Au final c’est la liberté qui rend heureux et non l’Etat. »
      Oui la liberté rend plus heureux que l’Etat mais la liberté seule même sans état ne suffit pas. D’ailleurs le rapport en question utise 6 critères différents dont la liberté. Par exemple la norvège est n°1 et n’est pas un pays ultra-libéral. S’il faut moins d’Etat c’est surtout un Etat efficace et bien géré qui fait la différence (décentralisation, sous-traitance, corruption faible…).

  4. Le pays le plus libéral au monde est la Suisse, par contre Singapour ne l’est qu’économiquement.

    1.  » Le pays le plus libéral au monde est la Suisse,  »

      Malheureusement en Suisse ça ne va plus tellement dans le bon sens. Interdire, obliger, réglementer ou taxer devient de plus en plus à la mode. Heureusement que les citoyens peuvent encore dans les urnes rejeter la plupart des folies étatistes liberticides. J’ai dit la plupart ( heureusement ) puisque il y a aussi certaines lois interventionnistes et liberticides sont aussi acceptées par les citoyens.

      1. Comme c’est une confédération, certains cantons s’enfoncent (les Latins essentiellement), d’autres se maintiennent.

    2. Pour ce qui est du Canada, certaines provinces (je pense au Québec) sont largement plus intrusives que chez nous.
      Pour le Luxembourg, il ne faut pas s’y fier : plus des 2/3 des luxembourgeois (75% selon certaines sources) sont fonctionnaires, avec des rémunérations totalement hallucinantes. C’est vrai que l’Etat est réduit par rapport à chez nous, mais l’orientation actuelle tend à s’inspirer… de la France !

      1. Pour ce qui est du Canada, certaines provinces (je pense au Québec) sont largement plus intrusives que chez nous.

        Pareil en Suisse et en Belgique, les régions francophones sont en moyenne beaucoup plus socialiste et moins libre que les autres.

      1. Genevois ? 🙂

        Mais libérale, oui. Elle est 4ème au classement de la liberté économique:
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_libert%C3%A9_%C3%A9conomique

        Le poids de l’état est faible comparativement, les impôts pas trop élevés, le Code du travail est minimal.

        Bon, Genève en particulier et quelques cantons de romandie le sont beaucoup moins. Genève est très socialiste, très bobo-écolo, les impôts, la dette et le chômage y sont plus élevé qu’ailleurs.

  5. Pourquoi un tel manque de rigueur intellectuelle de la part d’un journal qui se veut sérieux et scientifique ? Les études font état d’une corrélation entre le fait qu’un pays soit dans le haut du classement pour le bonheur et le bonheur au travail, certes. Mais depuis quand une corrélation équivaut à une relation de causalité ? Le libéralisme est peut être un effet de ce bonheur plutôt qu’une cause, peut-être y a-t-il une cause commune aux deux ou peut être par les liens de causalité sont bien plus complexes. En deuxième lieu, une analyse chronologique aurait pu nous permettre de nous avancer un peu plus en direction d’une éventuelle causalité (par exemple des réformes libérales qui mèneraient vers une hausse du bonheur, et encore…) mais elle n’est pas évoquée ici… Et troisièmement, le bonheur est une notion subjective, et les rapports à celui-ci dépendent beaucoup de facteurs culturels… Et malgré tout cela on a après ce très bref article une conclusion toute faite : l’étatisme en France nuit au bonheur, supprimont le… Très décevant de la part de contrepoint, il s’agit là d’erreurs de logique classiques… Ce n’est pas le genre d’article qui va convertir des étatistes au libéralismes…

    1. « Mais depuis quand une corrélation équivaut à une relation de causalité ? »

      Où voyez vous dans ce billet une relation de causalité ? Cet article se borne à indiquer que les gens se déclarent davantage heureux dans les pays libéraux. C’est tout.
      Et dans le dernier paragraphe, le billet se contente d’ouvrir des pistes de réflexion : comment se fait-il que le « bonheur au travail » ne soient pas plus présent dans les pays à forte réglementation du travail ? Bref des questions, non pas des conclusions.

      Mais apparemment, ça semble vous déranger qu’on puisse simplement « mettre en question » ce sacro-saint code du travail.

    2. Theo-Time: l’étatisme en France nuit au bonheur

      Avis posté depuis la cafétéria des fonctionnaires de Bercy ?

       
      Faits:
      -L’état français dépense presque 7 point de PIB de plus que la très socialiste Suède, mais avec des prestations sociales minable en comparaison. L’argent « s’évanouit » dans les corporations d’état.

      -Un salarié sur trois est payé par l’état (donc par les impôts des autres)

      -La France est recordman mondial pour la pression fiscale derrière la Belgique.

      -Ça ne suffit même pas vu les dépenses, la dette est de 250’000 euros par actif productif. L’état en faillite emprunte 7 milliards par semaine.

      -Le chômage des jeunes est de 25% et de plus de 50% dans les « cités ».

      -Le pouvoir d’achat des français est à la douzième place en Europe.

      -Une jeune caissière chez Aldi-France gagne 1403 euros, la même chez Aldi-Suisse gagne plus de 4000 euros avec un pouvoir d’achat classé 2ème en Europe.

      Sur 148 pays la France est classée:
      -130ème place pour le poids global des réglementations
      -134ème pour les prélèvements obligatoires.
      -137ème pour les règlementations liées au fait d’entreprendre.
      -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
      -135ème pour la dette publique,
      -144ème pour les règles trop strictes encadrant les licenciements.
      -117ème pour la flexibilité.
      -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,
      -127ème pour les incitations fiscales à travailler
      -135ème pour les relations conflictuelles entre entrepreneurs et salariés

    3. « …Et troisièmement, le bonheur est une notion subjective… »

      La subjectivité peut être un problème quand il s’agit de prendre son propre ressenti et de le généraliser aux autres.

      Mais quand, comme ici, il s’agit de faire part de la satisfaction de ses propres préférences pour soi-même, je ne vois pas où est le problème : si je dis que je suis heureux, vous pensez savoir mieux que moi ce qui est bon pour moi ?

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