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Pour Standard and Poor’s, le Bénin est le seul pays d’Afrique avec une perspective positive

Vent d’optimisme sur le Bénin : Standard and Poor’s relève la perspective de la note souveraine du pays, dans un contexte d’instabilité régionale accrue.

Ce lundi 30 octobre, l’agence de notation financière Standard and Poor’s (S&P Global) a relevé la perspective de la note d’endettement à long terme du Bénin de « stable » à « positive », tout en maintenant sa note souveraine à B+. Le Bénin est le seul pays d’Afrique dans ce cas.

Si la note de la dette souveraine du Bénin reste dans la catégorie « hautement spéculatif », l’agence S&P Global considère qu’il est en capacité de faire face à ses engagements financiers, et anticipe une montée en gamme de sa croissance dans les trois années à venir.

Ce signe d’optimisme témoigne de la résilience de l’économie béninoise face aux répercussions des chocs liés à la pandémie de Covid-19, à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et à la dégradation de la situation sécuritaire aux frontières avec ses voisins sahéliens. Il souligne aussi l’efficacité des réformes conduites par le gouvernement du Bénin pour transformer son marché intérieur dans un contexte régional difficile : les coups d’État perpétrés au Mali, au Burkina Faso et au Niger ont fracturé l’Union Économique et Monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA), affaiblissant le marché commun auquel appartient le Bénin.

Les progrès macro-économiques du Bénin établissent un contraste de plus en plus saillant avec les échecs enregistrés par les économies voisines gouvernées par des juntes. Le décalage avec le Niger, qui a subi un putsch en juillet dernier, s’accroît ostensiblement. Tandis que plus d’un millier de camions de marchandises sont encore bloqués au nord du Bénin, et que le prix des denrées alimentaires flambe au Niger, la zone économique spéciale de Glo Djigbé, portée depuis trois ans par le gouvernement béninois, commence à porter ses fruits et à devenir un centre manufacturier. Les premiers tee-shirts made in Bénin y ont été fabriqués l’année dernière, et les matières premières traditionnellement exportées brutes (anacarde, soja, ananas, noix de cajou..) commencent à y être transformées.

Cet élan de diversification attire des investissements dans des secteurs connexes, comme le logement.

Robbie Mata Lemaire, investisseur congolo-belge intéressé par l’essor du pays, témoigne :

« L’émergence de Glo Djigbé rend possible la construction de logements pour le personnel dont le confort n’aura rien à envier aux standards occidentaux ».

Ironie de l’histoire : cinq mois avant d’être renversé, à l’occasion d’une visite officielle, le président du Niger Mohamed Bazoum avait déclaré vouloir s’en inspirer pour conduire un projet similaire dans son pays, appelant à développer une coopération avec le Bénin dans les mois suivants.

Une réponse

  1. Ça ne va pas durer. C’est la prochaine cible de Wagner. Et Macron dont on connaît l’efficacité en politique internationale va sûrement protéger ce pays comme il l’a si bien fait avec le Niger, le Burkina Faso, le Mali et la Centre Afrique (là, c’était son prédécesseur et père spirituel).

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