Par Jean-Louis Caccomo.

Ces questions reviennent au devant de l’actualité depuis trente ans alors qu’il suffirait de laisser les agents concernés libres de décider par eux-mêmes. Car cela ne relève pas de la politique mais bien du libre choix. C’est pourquoi elles deviennent insolubles. Si l’État impose n’importe quelle solution, il y aura toujours une corporation pour s’élever contre. Alors il changera son fusil d’épaule et se mettra à dos une autre corporation. C’est pourquoi nous sommes perpétuellement dans l’impasse, face à un mur infranchissable, un mur que nous nous sommes construit nous-même alors que certains pays ont abattu le leur.
Cet immobilisme illustre le drame de l’interventionnisme omnipotent qui en devient inefficient. Alors que le meilleur gouvernement serait le gouvernement minimum, nous avons dérivé vers un gouvernement maximum mais paralysé parce que tout est devenu affaire publique : la santé, l’éducation, l’économie…

Mais quand on sacrifie sa liberté et donc sa responsabilité, l’économie s’arrête aussi de fonctionner puisqu’elle n’obéit qu’aux décisions des agents libres, pas aux plans gouvernementaux. Et les plans étatiques ont la fâcheuse faculté d’annihiler toute initiative individuelle. L’engrenage fatal s’enclenche alors : constatant la défaillance des agents individuels (entreprises, ménages) dont il est pourtant le seul responsable, l’État accroît alors le champ de ses interventions et le domaine de ses compétences. Alors inéluctablement, le temps se fige en terre de France…
5 réponses
Il faudrait tordre le cou à un mythe : les Français ne demandent généralement pas plus d’état. Chaque fois qu’on pose la question directe, on trouve une majorité contre la suppression des notes (80%), pour la liberté de choix du travail du dimanche (69%), pour le diesel (70%), contre la limitation à 80 sur les départementales, etc. Alors nos communicants d’état trouvent une manière de poser la question qui va leur permettre de reprendre la main : pensez-vous qu’on donne trop de poids aux notes et pas assez à la personnalité de l’élève, seriez-vous prêt à abandonner vos enfants pour aller travailler le dimanche, pensez-vous que les micro-particules polluantes invisibles puissent représenter un danger pour votre santé, pensez-vous qu’il faille cesser de prendre des mesures de prévention routière, etc.
Joliment résumé…
« Ce qui est difficile en Politique, ce n’est pas de choisir entre une bonne et une mauvaise solution, mais entre deux mauvaises. » (Richelieu ?)
Contrairement à la sentence de Richelieu, il existe une bonne solution politique, hautement efficiente la plupart du temps : ne rien faire. Aucune solution (gouvernementale) ne résiste à une absence totale de problème, la proposition inverse étant également vraie.
Tout ce qu’on demande à un gouvernement, c’est de cesser de s’occuper des sujets qui ne le regardent pas, pour lesquels il est par nature et par construction incompétent.
Tout ce que TU demandes au gouvernement.
Manifestement, il y a une forte demande pour autre chose : régler « mes » problèmes, satisfaire mes revendications.
Mort sur les routes, chômage, maladie, drogue, logement, nourriture, essence, pollution, salaires, pénibilité du travail (pléonasme !) etc. la liste est sans limite. Et jusqu’à prix des culottes roses…
D’un autre côté, ils ont cessé depuis longtemps de s’attaquer à des problèmes comme le chômage, les ghettos, la délinquance … Mais au lieu d’expliquer pourquoi ce n’est pas en leur pouvoir et d’admettre que l’état est trop omniprésent par rapport à son pouvoir réel de répondre aux vrais questions des français, ils s’occupent à pondre des lois stupides que la prochaine majorité abrogera histoire de s’occuper.
Prendre les gens pour des imbéciles a cependant des limites.