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'Forced From Home' -- Doctors Without Borders Exhibition on the National Mall Washington (DC) October 2016
By: <a href='https://www.flickr.com/photos/22711505@N05/29883788580/' target='_blank'>Ron Cogswell</a> - <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">CC BY 2.0</a>
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Remplacer les impôts par les dons : c’est plus efficace !

Une organisation comme Médecins Sans Frontières montre que les motivations des individus qui croient en leur cause sont beaucoup plus efficaces que les ressources noyées dans l'inefficacité de la bureaucratie centralisée.

Par Bill Wirtz.

Médecins Sans Frontières est une ONG internationale qui cherche à fournir un soutien médical dans les régions frappées par des crises, y compris la guerre, les catastrophes naturelles ou les épidémies. MSF opère actuellement (au sens propre comme au figuré) dans 60 pays à travers le monde et s’occupe également de la recherche médicale.

Des recherches récentes comprennent des articles comme Effect of Mass Supplementation with Ready-to-Use Supplementary Food during an Anticipated Nutritional Emergency ou Integrating mental health into primary care for displaced populations: the experience of Mindanao, Philippines.

L’exemple de Médecins sans frontières

Plus de 90 % du financement de Médecins Sans Frontières provient de donateurs privés (pour un budget de plus de 1,5 Md$). L’organisation elle-même décrit la nature avantageuse de cette structure de financement :

Cette indépendance financière signifie que nous pouvons prendre des décisions opérationnelles rapides basées avant tout sur les besoins médicaux du terrain et non sur des considérations politiques.

L’essentiel de la différence entre les acteurs privés et publics tient à ce que ces derniers  emploient des personnes qui remplissent leurs tâches professionnelles pour gagner leur vie, et  moins souvent parce qu’elles seraient réellement conscientes et motivées par la cause. Il est certain que les bénévoles, qui tirent peu d’avantages personnels de leurs contributions, ont une éthique de travail assurément différente de celle des institutions gouvernementales.

L’efficacité de la charité privée

Les frais de fonctionnement illustrent parfaitement cette dichotomie. Dans The Costs of Public Income Redistribution and Private Charity (Journal of Libertarian Studies, Volume 21, NO 2 [Été 2007]: 3-20), Joseph Rolph Edwards souligne la preuve numérique de l’efficacité incontestable  de la charité privée.

Il note que le gouvernement absorbe au moins deux tiers des recettes qu’il a perçues, ce qui signifie qu’il faudrait recueillir 600 M$ pour une aide effective de 200 M$.

En supposant que les organismes de bienfaisance privés (et les aides familiales privées) fournissent au moins  deux tiers de chaque dollar qui leur a été donné, ils n’auraient besoin que d’un montant de 300 millions de dollars afin d’obtenir cette aide de 200 millions de dollars. C’est-à-dire, ne recueillant que la moitié de l’argent grâce à des dons volontaires, les ONG privées (et les familles) pourraient fournir le même montant que le gouvernement, en économisant tout le coût que le gouvernement impose au public grâce à l’imposition obligatoire.

Plus efficace que les bureaucraties

Cette estimation d’au moins deux tiers n’incluait même pas les organismes de bienfaisance religieux, qui réduisent souvent leurs coûts d’exploitation par le fait qu’ils travaillent sur des terres qui leur ont été données.

Il s’avère que les défenseurs de l’aide aux personnes en détresse devraient s’adresser aux organismes de bienfaisance et non pas au gouvernement. Une organisation comme MSF montre que les motivations des individus qui croient en leur cause sont beaucoup plus efficaces que les ressources noyées dans l’inefficacité de la bureaucratie centralisée.

Cet article est une traduction de How awesome are Doctors Without Borders publié par Freedom Today. 

 

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Bill Wirtz

Bill Wirtz est journaliste indépendant, collaborateur régulier de la Fondation pour l'éducation économique (FEE) et de Values4Europe. Il travaille aussi actuellement comme analyste politique pour le Consumer Choice Center. Dans son pays d'origine, le Luxembourg, il est correspondant politique sur la politique de l'UE pour RTL Radio Luxembourg, et chroniqueur régulier pour le journal financier AGEFI Luxembourg.

6 réponses

  1. Entre la théorie et la pratique ……une motivation éthique est bien plus faible qu’une motivation financière , combien de scandales révélés et tus ?

  2. Bonjour,

    Cela est encore plus vrai concernant FINANSOL.

    D’ailleurs, cette organisation est « labellisée » par l’Assemblée Nationale!

  3. Le même raisonnement est valable quand la même activité peut être gérée par le privé ou par le public. En général le public coûte le double : hôpital/clinique en France, pompiers publics/privés aux USA, etc, c’est une loi générale…

    1. @ oridiabolo et @ tous
      Ce raisonnement n’est pas nouveau, évidemment, et on se rend bien compte qu’un impôt ou prélèvement nouveau nécessite une loi qui fait travailler toute la structure législative (élus + fonctionnaires) qu’on paie: ainsi on acquière les fonds et on va les disperser par une autre administration selon des modalités discutées dans les ministères qu’on paie aussi: on voit bien que la marge prélevée par ces intermédiaires est très importante et que l’état doit prendre « beaucoup » pour redistribuer « un peu »!

      C’est bien ce que j’appelle « le train de vie de l’état », devenu assez délirant, en France!

      Bon, un médecin ne devient pas très riche en travaillant pour « médecins sans frontières » mais ce n’est pas son but. Au contraire, ne sont pas exceptionnels ceux qui y consacrent un mois de vacances et à leurs frais dépassant souvent leur dédommagement!

      Bon! Ce qu’ils apprendront dans l’aventure n’a pas de prix non plus! Donc, sauf accident, tout le monde est content!

      Et depuis toujours, il s’est trouvé de bonnes âmes pour donner de leur temps ou de leur argent pour les autres! C’est le frein indispensable qui fait la différence entre un libéral et un obsédé du « tout pognon »!

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