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Photo by Fabien Maurin on Unsplash
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Seul le libéralisme peut sauver la France

Trente personnalités ont signé une tribune dans les pages opinion du journal Le Figaro de ce week-end pour défendre l’alternative libérale à toutes les solutions socialistes et étatistes proposées par les différents candidats, chapelles et écuries politiques à l’élection présidentielle.

Parmi les signataires du courageux papier, on trouve les noms de ceux qui font vivre l’esprit du libéralisme en France : Pascal Salin, Jacques Garello, Jean-Philippe Delsol, Alain Laurent, Jean-Philippe Feldman, Gérard Bramoullé, mais aussi David Lisnard, et pour Contrepoints, moi-même.

 

Le libéralisme pour sortir de l’étau étatiste

Déçus par une offre politique déprimante qui a enfermé les Français dans un choix tragique entre despotisme macronien et populisme lepéniste, cette tribune donne des clefs de réflexion pour ouvrir les portes et les fenêtres.

Il s’agit d’abord d’un programme de rupture avec le « tout État », qui envahit toutes les sphères de la vie sociale, et s’insinue partout pour régenter au quotidien la vie des individus :

« L’État a tout envahi et régit -entre autres- notre travail, notre revenu, notre santé, nos retraites, nos écoles, nos logements, nos transports, notre nourriture et jusqu’à notre culture et nos religions. »

À la fois invasif et dépensier, paternaliste et incapable d’assurer ses fonctions régaliennes, cet État doit pour les libéraux faire une cure d’amaigrissement :

« L’État ne doit intervenir […] qu’à titre subsidiaire, quand les membres de la société civile ne peuvent régler leurs problèmes par le jeu des libres contrats, des libres décisions. »

Subsidiarité : c’est le point central de cette réflexion collective sur la place de l’État en France, qui s’oppose à la logique collectiviste et planiste en vogue depuis bien trop longtemps dans notre pays.

 

Sortir le pays de l’ornière

Cette nouvelle initiative des libéraux témoigne une nouvelle fois de leur volonté de peser dans le débat public et d’assurer une visibilité à un courant philosophique qui constitue le meilleur espoir pour sortir le pays de l’ornière.

Elle rappelle le manifeste libéral de Jacques Garello, qu’on peut découvrir dans son dernier essai Vaccin libéral, qui est aussi un appel à la mobilisation des libéraux pour coordonner leur action face à la déferlante étatiste. Plus récemment, c’est Nathalie MP Meyer qui fait le constat d’un nécessaire rassemblement libéral :

« La France a juste besoin d’un peu de courage pour regarder la réalité en face : observer le mouvement du vaste monde, cesser de compter sur la pensée magique de l’exception française qui justifie trop souvent d’en passer par des mesures semi-démocratiques et recueillir enfin tous les immenses bénéfices de la liberté. »

Libéraux de tout le pays, unissez-vous !

Image de Frédéric Mas

Frédéric Mas

Frédéric Mas est journaliste et rédacteur en chef de Contrepoints.org. Après des études de droit et de sciences politiques, il a obtenu un doctorat en philosophie politique (Sorbonne-Universités). Il s'intéresse en particulier à la politique internationale, aux théories économiques contemporaines et à la vie des idées. Il écrit également pour Atlantico.

2 réponses

  1. Quand vous donnez tous pouvoirs pour cinq ans à un personnage dont on ignore les intentions véritables,
    mais dont on attend tout, le libéralisme est impossible, preuve en est qu’après 60 ans de V ème république, l’Etat représente plus de 60 % de l’économie française. Les règlementations les plus absurdes tombent de Bruxelles , venant d’officines de fonctionnaires non élus. Il n’y a d’ailleurs aucune offre libérale parmi le partis politiques, alors que c’est LA solution. Il faudrait 1) de nouvelles institutions démocratiques qui fassent disparaitre cette absurde monarchie républicaine 2) sortir de l’Europe de Bruxelles et refaire l’Europe sur de nouvelles bases qui respectent les Etats
    Autant dire que le libéralisme ne peut venir que d’une crise majeure, qui d’ailleurs se pointe à l’horizon.

  2. Eh oui la formation des nos « élites » est formatée par un régime fait de réglementations.
    Ce sont ces mêmes « élites » que l’on envoie à Bruxelles avec les mêmes idéaux réglementaires….
    Alors pour avoir des idées, ce n’est pas possible…… ce n’est pas réglementaire…..

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