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Standard & Poor’s dégrade l’Italie et menace encore d’abaisser sa notation

Standard & Poor’s dégrade l’Italie et menace encore d’abaisser sa notation

S&P a baissé hier soir la note souveraine de l’Italie, avec perspective négative.

L’agence de notation Standard & Poor’s a baissé hier soir la note souveraine de l’Italie en la passant de BBB+ à BBB, soit à deux crans de la catégorie spéculative – autrement appelée en langage clair et compréhensible par tous « obligations pourries ».

L’agence de notation S&P maintient l’Italie sous perspective négative.

Cette dégradation est liée à la révision à la baisse des prévisions de croissance du PIB pour 2013 puisque désormais, l’agence table sur une contraction de 1,9%, au lieu des 1,4% prévu précédemment. Pour les analystes, le PIB par habitant sera de 25 000 euros, mais il sera surtout inférieur au niveau de 2007, il y a plus de six ans !

Conséquence logique de la récession et de la baisse du PIB, les recettes fiscales s’effondrent et cela propulsera la dette italienne à plus de 127% du PIB à la fin de l’année 2013, et encore, dans ce calcul, les « subtilités et contorsions comptables » ne sont pas prises en compte !

L’agence de notation en profite pour fustiger les rigidités italiennes :

  • Rigidité du marché du travail.
  • Rigidité du marché des biens.
  • Rigidité à tous les étages de la nation italienne.


Sur le web.

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Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

6 réponses

  1. En attendant, la note de la France se maintient et cesse d’être degradée depuis le départ du nabot ultra-libéral. Comme quoi, les investisseurs ont plus confiance aux socialistes, n’en déplaise aux aigris de ce site.

    1. « le départ du nabot ultra-libéral »

      Laissez moi rire, on parle de celui qui a creé 42 taxes pendant son mandat, laissé deraper les dépenses des collectivités territoriales et de la sécurité sociale, et affirme haut et fort que la crise de 2008 vient d’un manque d’interventionisme étatique? Pas très libéral comme bilan…

      « Comme quoi, les investisseurs ont plus confiance aux socialistes, n’en déplaise aux aigris de ce site. »

      Mais bien-sur mon lapin. D’ailleurs, cette année, les taux ridiculement bas – moins de 2% – sur les obligations à 10 ans francaise ne s’expliquent pas par la politique monétaire accomodante de la Fed, de la BOJ et de la BCE, non, tout le monde sait que c’est grace à Francois!
      Mais bon, les mauvaises langues diront que la fête est finie, et oui, depuis que Bernanke a suggeré que le quantitative easing pourrait bientot etre diminué, voilà que les taux que notre gentil Francois national avait stabilisé, sont repartis violemment à la hausse. Bouuh, les méchants spéculateurs! Y sont vraiment kro villains!

      Allez, oublie les nuages qui s’accumulent à l’horizon et retourne dans ton sommeil intellectuel, Amis, et si jamais tu fais un cauchemar en pensant à la faillite prochaine de l’Etat francais, rappelle toi ce que disais ton prof de Sciences Economiques et Sociales: « un Etat peut pas faire faillite, si, si, je vous assure! ». Bonne nuit!

      P.S: Cher lecteur régulier de Contrepoints, prière de ne pas aborder le cas grec ici, faudrait pas faire peur à Amis (ou parlez-en à voix basse, Amis dort profondément)

  2. Depuis le départ de Sarkozy, il y a eu remise en cause de niches fiscales et matraquage fiscal pour l’ensemble des contribuables..
    Donc , normalement davantage de rentrées fiscales attendues par rapport au précédent gouvernement et cela est un argument suffisant pour calmer les agences de notation.

  3. Enfin débarrassée de Monti, ce lugubre type qui savait compter et risquait d’écorner la rigidité syndicale, l’Italie est en pâmoison sous son corset de règles absurdes, et tout ce qui n’est pas noir est sans espoir.

    Finalement, il est des pays dont l’électeur est suicidaire …

  4. @ Amis : Sarkozy serait liberal ? apprenez que c’est un socialiste pur jus. Vous trouverez de nombreux exemples sur ce site, je n’en citerai donc qu’un seul : sous sa presidence, les redistributions de l’#Etat sont passees de 28 a 32.4 % dans les revenus des menages (source Insee).

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