Multiplier l’offre de formation supérieure par l’autonomie et la liberté de création

Il y a deux façons complémentaires d’offrir un enseignement supérieur adapté à tous. La première est une véritable autonomie des universités, qui diversifiera l’offre.

Elle passe par la liberté des conditions d’admission, y compris financières, et une autorité accrue des présidents, jugés bien sûr sur leurs résultats. Ils pourront ainsi récupérer les moyens gaspillés dans les sections à entrée « non motivée » menant à la masse des abandons.

La deuxième façon de créer des offres adaptées à tous est d’encourager les expériences privées, commerciales ou bénévoles, qui accélèrent enfin en France. Cela moyennant une vérification de la réalisation de leur objet, comme pour « l’école à la maison ».

Comme l’évolution bureaucratique et corporatiste ne touche pas que la France, l’étranger a réagi et nous pouvons prendre le meilleur de nombreuses expériences : financement d’écoles libres par coupons (dont le montant est en principe égal aux impôts payés par le citoyen moyen pour l’enseignement public), écoles « à chartes », écoles d’entreprises ou de chambres de commerce…

Il y aura bien sûr une formidable opposition à ces deux idées, autonomie et expériences privées, les « réactionnaires » n’étant pas toujours là où on les dénonce. Notre gouvernement, certes dirigiste, mais nettement plus pragmatique et plus lettré que les précédents, devrait rapidement s’en rendre compte !

Qu’il profite du mouvement actuel pour faire sauter les blocages et faire fleurir les initiatives. Notre ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a montré qu’il ne craignait pas l’innovation et l’expérimentation !

Qu’il aille donc très loin en s’inspirant de la formule martelée par la nouvelle équipe : une liberté plus grande peut permettre de s’organiser autrement, et de s’affranchir d’une sorte d’uniformité qui n’est plus efficace.

Yves Montenay, ancien chef d’entreprise, est diplômé de deux universités, de deux grandes écoles et a enseigné dans trois d’entre elles, ainsi que dans des écoles « post-bac ».

Sur le web