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Velib’ à Paris : le prestataire charge Hidalgo et la mairie de Paris

Pour Smovengo, le nouveau prestataire des vélib' à Paris, les graves "insuffisances" des élus représentés par le SAVM doivent entrer en ligne de compte pour comprendre leurs multiples problèmes à l'installation.

Par Frédéric Mas.

Smovengo le nouveau prestataire de service de Vélib’ à Paris a répondu à ses critiques en dénonçant les contre-vérités de son prédécesseur JC Decaux et la mauvaise gestion du dossier par les administratifs, les politiques et les élus du Syndicat Autolib et Vélib Métropole (SAVM).

Mis en cause pour ses retards d’installation de stations ainsi que des dysfonctionnements logiciels, le consortium Smovengo a publié un communiqué de presse dimanche 11 mars « pour dénoncer les contre-vérités » dont il serait l’objet. Non seulement Smovengo souligne l’attitude de « mauvais perdant » de JC Decaux, qui a multiplié les actions en justice pour retarder le passage du relais, mais toujours selon le consortium : « la gestion administrative du projet par le SAVM a souffert de graves insuffisances. »

 

L’explication des retards

La gestion du processus de décision aurait manqué de l’efficacité attendue pour un tel projet, donc la technicité ne supportait pas l’amateurisme. Smovengo relève ensuite plusieurs raisons de retard pris par le projet liées à la mauvaise gestion par la SAVM : une contractualisation qui dérape de 3 mois, 6 semaines perdues pour la validation des designs, des cahiers des charges techniques incomplets, un calendrier des charges qui varient de 525 à 700 stations, etc. Rappelons que Catherine Baratti-Elbaz, élue socialiste de Paris, a infligé au délégataire une pénalité de 3 millions d’euros pour non-respect des délais.

Il s’agit d’un nouveau coup dur pour Anne Hidalgo à Paris, déjà sur la sellette pour sa gestion de la propreté de la capitale.

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Frédéric Mas

Frédéric Mas est journaliste et rédacteur en chef de Contrepoints.org. Après des études de droit et de sciences politiques, il a obtenu un doctorat en philosophie politique (Sorbonne-Universités). Il s'intéresse en particulier à la politique internationale, aux théories économiques contemporaines et à la vie des idées. Il écrit également pour Atlantico.

2 réponses

  1. Quelles que soient les turpitudes des uns et des autres, smoovengo a largement sa part à assumer dans cette histoire :
    . Systeme informatique qui ne reconnait pas les cartes
    . Systeme d’accroche aleatoire, il faut s’y reprendre a plusieurs fois pour décrocher un velo
    . Service client impossible a joindre
    . etc etc …

    Mais il ne faut pas s’inquiéter, personne ne sera viré de nul part vu que c’est le cochon de contribuable qui paye la note.

    A noter qu’Indigo qui semble en très très bonne grace à la mairie de Paris est egalement dans ce coup.

  2. Mouais, le prestataire qui charge le client, c’est vieux comme le monde. On croirait relire l’Affaire Louvois …

    Maintenant, il n’y en a sans doute pas l’un pour rattraper l’autre. Mais le problème original est celui-là : « Pourquoi l’Etat (au sens large) fait-il gérer des flottes de vélos ? ».

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